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Et si les gouvernements rendaient un peu de places aux députés ?

L'évocation de la pléthore de questions écrites au Parlement wallon interpelle. Les députés (de la majorité surtout) s'ennuient-ils lorsqu'ils siègent dans une assemblée et qu'ils ne débattent pas des textes légaux déposés par le gouvernement, au point de justifier leur salaire en multipliant les questions écrites, orales et autres interpellations ?

Certes cet aspect du contrôle est nécessaire. Mais doit-il l'être dans ces proportions ?

Ne serait-il pas temps de rendre un peu de places aux députés(e) s qui sont élus par les citoyen(ne)s et qui - lorsqu'ils siègent dans une majorité - sont dans le pire des cas de simples presse-bouton chargés de valider les projets gouvernementaux?

Dans l'opposition au moins, même s'ils ont peu de chance d'être entendus par la majorité, ils possèdent encore cette liberté de s'opposer aux textes déposés et de faire entendre une voix discordante.

L'essentiel du travail législatif aujourd'hui tourne autour des projets de lois ou de décrets émanant d'un gouvernement. Certes, il est plus efficace pour un exécutif de s'appuyer sur sa majorité pour mener sa politique. Néanmoins, le rôle des député(e)s devrait pouvoir être plus large.

Ne serait-il pas temps de laisser aux élus directs (ce que ne sont pas les ministres) une part un peu plus conséquente de pouvoir ou du moins d'initiative ?

Il n'y a toujours pas de commission permanente regroupant citoyens et élus au Parlement wallon

Il n'y a bien entendu pas de solution toute faite pour rééquilibrer un peu les choses, mais les partis politiques disposent de centres d'étude et les Parlementaires pourraient aussi s'y investir. Les vacances parlementaires sont plus ou moins longues en fonction du niveau de pouvoir, voilà une bonne occasion pour y penser.

Pour l'heure, au contraire, la seule proposition que l'on entend vise à réduire leur nombre. Si aucune autre proposition n'est faite, cette solution unique pourrait bien advenir un jour. Avec le risque de voir le monde politique devenir encore plus qu'aujourd'hui un petit milieu de professionnels où le renouvellement des profils sera de plus en plus difficile à opérer.

L'avalanche de questions écrites posées au gouvernement wallon devient-elle contreproductive ?

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