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Deux nounous clandestines jugées après avoir caché les enfants au sous-sol

Maïwenn Furic

M.F. avec AFP

Publié le 22/09/2026 à 08h10 • Mis à jour le 22/09/2026 à 08h10

L'essentiel

  • Deux assistantes maternelles comparaissent devant le tribunal correctionnel d’Evry pour « mise en danger de douze mineurs », ce mardi 22 septembre.
  • Elles avaient été arrêtées fin juillet à Yerres, en Essonne, lors d’un contrôle de police qui a dévoilé 12 enfants, âgés de 4 mois à 7 ans, cachés dans un véhicule au sous-sol de leur établissement.
  • L’une des prévenues, âgée de 48 ans, avait vu son agrément suspendu en juin après l’hospitalisation d’un enfant pour un syndrome du bébé secoué, mais elle a continué son activité.

Deux assistantes maternelles comparaissent devant le tribunal correctionnel d’Evry pour « mise en danger de douze mineurs » ce mardi 22 septembre. L’une d’elles, âgée de 48 ans, sera également jugée pour « accueil moyennant rémunération de mineurs après une décision de suspension d’agrément », rapporte Libération.

Les deux femmes ont été arrêtées à la fin du mois de juillet à Yerres. Elles avaient été placées en garde à vue après un contrôle de police dans une maison transformée en crèche. Lors du contrôle, les policiers avaient d’abord découvert cinq enfants, ce qui correspond aux règles puisqu’elles peuvent, à deux, en accueillir jusqu’à huit.

Mais les autorités décident ensuite d’inspecter le sous-sol de l’établissement. Les agents y ont retrouvé 12 enfants supplémentaires, âgés de 4 mois à 7 ans, entassés dans le véhicule où ils se trouvaient depuis plusieurs dizaines de minutes.

L’agrément de l’une d’elles suspendu après une affaire de bébé secoué

Selon le parquet, les enfants y avaient été placés afin de « les dissimuler à un contrôle des services de la Protection maternelle et infantile (PMI) ». Les enquêteurs ont ensuite découvert que l’agrément de l’une des assistantes maternelles avait été suspendu au mois de juin après qu’un enfant sous sa responsabilité a été hospitalisé pour des symptômes évoquant un syndrome du bébé secoué. Son avocat Me Geoffrey Delepierre explique auprès de Libération que si elle n’a pas cessé son activité, c’est parce qu’« elle n’a pas su dire non » aux parents qui la sollicitaient.

Interdites de contact entre elles

Cette femme sera jugée pour « accueil moyennant rémunération de mineurs après une décision de suspension d’agrément » et « mise en danger de 12 mineurs », a détaillé le ministère public. Sa co-prévenue, âgée de 41 ans, comparaîtra aussi pour l’infraction de mise en danger de mineurs ainsi que pour celle de « détention de marchandises présentées sous une marque contrefaisante ».

Jugées en comparution immédiate, elles ont sollicité un délai supplémentaire pour préparer leur défense. Dans l’attente de leur procès, les deux prévenues avaient été placées sous contrôle judiciaire avec interdiction d’entrer en contact l’une avec l’autre et d’exercer une activité impliquant un contact habituel avec des mineurs, a précisé le parquet.