Espagne. Après la dissolution, Pedro Sánchez va de nouveau présenter des décrets sur le logement au Parlement
Ces deux décrets-lois seront examinés au Parlement, dissous par le Premier ministre, par une commission spéciale, et non l'ensemble des 350 députés.
La rédaction avec AFP -
Aujourd’hui à 13:35
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Le gouvernement espagnol va présenter deux nouveaux décrets-lois sur le logement, dans l'espoir de les faire adopter par une voie parlementaire spéciale avant les élections anticipées de fin novembre, a annoncé mardi le Premier ministre Pedro Sánchez. Après le rejet de mesures similaires vendredi par les députés, ayant entraîné une crise politique, l'exécutif espère ainsi pouvoir faire voter au moins l'un des deux textes, qui dans ce cas-là s'appliquerait temporairement.
Pedro Sánchez a évoqué lors d'une conférence de presse « 21 mesures » visant à « protéger » davantage les locataires dans un marché de l'immobilier qu'il a qualifié de « dysfonctionnel ». Ces deux textes doivent « faciliter l'accès à la location abordable et aussi à l’achat pour les gens », a fait valoir le dirigeant socialiste, mettant en avant notamment des prêts pouvant aller « jusqu'à 50 000 euros sans intérêts » pour un premier achat immobilier. « Ce gouvernement ne va pas baisser les bras », a assuré Pedro Sánchez face à la presse.
La minorité bloquante contournée
La commission spéciale, composée de 69 députés, est l'organe parlementaire prévu par la Constitution en cas de dissolution de la chambre des députés, comme c'est le cas depuis la publication mardi matin au Journal officiel espagnol du décret convoquant des élections anticipées le 29 novembre. Si le gouvernement de gauche de Pedro Sánchez ne dispose pas de la majorité absolue au Parlement, l'empêchant de faire voter ses promesses phares depuis plusieurs années, il lui suffirait au sein de cette commission de réunir le soutien de petites formations, dont les nationalistes basques (PNV), pour obtenir un vote favorable.
Le Premier minsitre espagnol Pedro Sánchez. Photo Sipa/Juan Carlos Rojas
L'opposition des députés du parti indépendantiste catalan, Junts, qui avaient entraîné vendredi le rejet des précédents décrets du gouvernement destinés à lutter contre la crise immobilière, ne serait, dans ce cas-là alors, plus un obstacle. De son côté, le PNV avait soutenu vendredi dans l'hémicycle le premier des deux textes sur le logement, prévoyant notamment la suspension jusqu'en 2030 des expulsions de personnes vulnérables et des mesures contre les fonds dits « vautour », accusés de faire de la spéculation immobilière au dépens des habitants.