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Environnement: le patron des conférences sur le climat se rend en Éthiopie pour préparer la COP32 de 2027

En novembre 2027, l’Éthiopie accueillera la COP32. C’est la première fois que l’événement consacré à la lutte contre le changement climatique se déroule dans un des pays les moins développés du monde. À un peu plus d’un an de l’échéance, l'Éthiopie est en plein préparatifs. Laurent Fabius, président de la COP21 qui avait débouché sur l’Accord de Paris pour le climat, était ce 15 juillet à Addis-Abeba, où il s’est entretenu avec le ministre éthiopien des Affaires étrangères.

Publié le : 16/07/2026 - 13:49

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Avec notre correspondante à Addis-Abeba, Marlène Panara

Si la logistique, les financements, ou encore le rôle de la société civile dans ce futur événement en Éthiopie ont été évoqués, le ministre éthiopien des Affaires étrangères Gedion Timothewos et Laurent Fabius se sont surtout mis d’accord sur l’objectif premier de la COP éthiopienne : agir.

« Il n'est plus nécessaire d'établir de nouvelles règles, a estimé Laurent Fabius. La question est maintenant de savoir comment les mettre en œuvre. À Dubaï [lors de la COP28, en 2023, NDLR], un engagement a été pris : celui d’abandonner progressivement les énergies fossiles. Plusieurs pistes sont envisageables, et notamment le méthane. Cette solution sera en partie abordée lors de la COP en Turquie [la COP31 prévue à Antalya, en novembre, NDLR], mais elle peut aussi être traitée ici. »

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L’ancien Premier ministre français reconnaît cependant que la tâche ne sera pas facile pour l’Éthiopie, dans un contexte international peu propice à l’action climatique : « Nous sommes confrontés simultanément à une crise climatique et à une crise énergétique, ce qui devrait inciter à une action plus forte en matière de climat. Or, à l'heure actuelle, certains pays hésitent, alors que personne n’est épargné. C’est particulièrement vrai pour l’Afrique qui n’est pas responsable de la majeure partie du réchauffement climatique, mais qui en est la première victime. Il y a donc une question de justice. »

Le continent ne contribue qu’à hauteur de 4 % aux émissions mondiales de gaz à effet de serre.

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