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Envie de prendre un train de nuit ? La mésaventure de cette voyageuse au départ de Bruxelles-Midi risque de jeter un coup de froid

Depuis quelques années, on observe le regain d'intérêt pour le train de nuit. Il faut dire que ce mode de transport à ses atouts : vous partez depuis une gare pour vous réveiller, le lendemain, à plusieurs centaines de kilomètres après avoir dormi dans une couchette. Un gain de temps considérable et une fatigue si pas totalement réduite, au moins nettement moins importante que si le trajet avait été effectué en voiture. L'occasion de maximiser les visites de ville et de ne pas perdre de temps inutile sur les routes puisque le trajet est passé à dormir.

En Europe, plusieurs opérateurs permettent ce genre de trajet. Et en Belgique, le train de nuit permet, au départ de Bruxelles-Midi, de rejoindre des villes comme Berlin, Prague, Vienne ou encore, à partir du 9 septembre prochain, Milan et Zurich.

Gain de temps, prix, confort, écologique: le retour en grâce du train de nuit en Belgique

Mais dans certains cas, le voyage est moins chouette que prévu sur papier. C'est le cas de celui vécu par Clémence, une navetteuse française qui voulait faire découvrir l'expérience du train de nuit à son fils. "C'est pour ça que j'ai payé plus cher, pour avoir un compartiment privé pour nous deux."

La cabine que devaient occuper Clémence et son fils, avec des couchettes rabattables au-dessus des sièges.
La cabine que devaient occuper Clémence et son fils, avec des couchettes rabattables au-dessus des sièges. ©X

Clémence dépensera 225 € pour son fils et elle pour se rendre de Bruxelles-Midi à Vienne via l'opérateur autrichien OBB. Pour une couchette dans une cabine privée. Au programme, 15 € de trajet. "Nous avons payé pour pouvoir dormir."

Mais dès le départ, tout part en cacahuète : "À bord, on nous a annoncé que la voiture-couchettes était cassée, témoigne-t-elle sur X. Résultat : on nous place dans un compartiment à 6 personnes, avec de simples sièges. Pas de couchettes. Pas de possibilité de s'allonger. Et d'autres personnes. Pour 225 €. Si j'avais été prévenue de ces conditions de voyage, j'aurais annulé et pris l'avion."

La cabine dans laquelle Clémence a effectivement voyagé. Sans couchette, donc.
La cabine dans laquelle Clémence a effectivement voyagé. Sans couchette, donc. ©X

Et lorsqu'elle demandera au personnel du train pourquoi elle ne peut bénéficier d'une couchette, l'employé se montrera désobligeant. "Ce n'est pas mon problème", lui aurait-il répondu.

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Pas le choix, Clémence et son fils voyageront sur un siège. Inconfortable pour dormir. "J'ai appelé le service clientèle d'OBB. Ils m'ont dit que le train était complet et qu'ils ne pouvaient rien faire. Puis ils m'ont raccroché au nez. Je reste avec mon fils, en état de choc.

Arrive alors un autre problème, celui du repas. Clémence commande deux plats sur le menu. "Il ne restait qu'un plat car le train fait Vienne-Bruxelles puis Bruxelles-Vienne et n'avait pas été réapprovisionné."

Au menu, un plat de pâte pas très ragoûtant.

Le plat reçu par Clémence ne donne pas vraiment envie.
Le plat reçu par Clémence ne donne pas vraiment envie. ©X

Dans la cabine, le manque de place se fait sentir. "Nous étions 4 dans ce compartiment et j'ai dû argumenter pendant 2 heures avec le personnel pour qu'ils autorisent 1 personne à se déplacer dans un autre compartiment afin que nous ne soyons plus que 3 et qu'on puisse essayer de s'allonger tant bien que mal entre les sièges."

Si elle est finalement bien arrivée à destination, le combat de Clémence commence seulement. "Nous avons payé 225 € et découvert le problème à bord. Puis plus personne n'était responsable. La bataille pour le remboursement commence. Et une nuit blanche pour commencer les vacances."

Contacté, OBB ne nous a pas encore répondu.

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