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Entre son transfert à Barcelone et son avenir en sélection, Jesse Bisiwu se confie : "Nous avons eu quelques bonnes discussions avec van Bommel"

Jesse Bisiwu est installé dans un fauteuil, sa mère à ses côtés, et notre regard se pose sur une fresque murale au-dessus de lui. "Make your dreams reality", peut-on y lire. Eh bien, c'est exactement ce qu'il a fait, puisque fin juillet, le jeune ailier belge de 18 ans a signé pour cinq ans au FC Barcelone. Le club espagnol a déboursé environ 10 millions d'euros pour le débaucher du Club Bruges, ou plutôt de Club NXT. Il n'avait en effet joué qu'avec la deuxième équipe, en deuxième division.

"Je viens de terminer un entraînement intense, je suis un peu fatigué", nous raconte-t-il, depuis les bureaux de l'agence sportive Gersh – sur l'Avinguda Diagonal, en plein cœur de Barcelone.

"Il me fait penser à Dembélé", "Il jouera avec l'équipe première" : comment Jesse Bisiwu est-il perçu à Barcelone ?

Lorsqu'on lui lance un "¿Qué tal ?", il se détend. "Muy bien", répond-il en riant. "J'avais déjà commencé à m'entraîner dans les mois précédant mon arrivée, par précaution. Bientôt, je prendrai également des cours de langue au club. Ça devrait bien se passer. L'espagnol, hein. Le catalan, c'est encore autre chose (sourire)."

Des images de Deco

Nous lui demandons s'il réalise déjà tout ce qui lui arrive. Car passer de KVC Kessel-Lo au Camp Nou, ce n'est pas rien. Bisiwu nous corrige immédiatement.

Quand j'étais jeune, je savais déjà que j'avais quelque chose en plus.

"C'est une erreur sur Wikipédia. Je n'ai jamais joué à Kessel-Lo. J'ai directement commencé à l'OH Leuven. Mais passer de l'OH Leuven à Barcelone, c'est évidemment complètement fou. Quand j'étais jeune, je savais déjà que j'avais quelque chose en plus par rapport aux autres, mais à l'époque, on ne se dit pas encore qu'on jouera un jour dans un grand club étranger. Ce n'est qu'il y a un ou deux ans que j'ai commencé à réaliser que ce rêve était devenu réaliste."

En mars dernier, le directeur sportif Deco s'est rendu en Belgique avec le chef scout João Amaral. C'est à ce moment-là qu'il est devenu évident que les choses étaient sérieuses. Bisiwu a toutefois dû faire quelques recherches sur Google. "Quand Deco jouait à Barcelone, je n'étais même pas encore né, donc j'avais d'abord regardé quelques vidéos (sourire). Mais c'était un grand honneur qu'il prenne spécialement l'avion pour moi. À partir de là, j'ai vraiment commencé à espérer que le transfert se concrétise."

Les Diables rouges vont-ils encore perdre un grand talent ? La pépite Jesse Bisiwu (FC Barcelone) courtisée par le pays de ses parents

D'autant plus qu'il a idolâtré Neymar durant toute sa jeunesse, le Brésilien ayant brillé pendant quatre saisons sous le maillot blaugrana. "C'est toujours mon joueur préféré, oui. Son style de jeu a été une grande source d'inspiration. Et cela a fait de moi automatiquement un supporter de ce club."

Bob Marley

Comment s'est-il senti en débarquant soudainement dans un vestiaire rempli de stars ? Avec, à sa tête, Lamine Yamal, à peine six mois plus âgé que lui mais déjà considéré comme l'un des meilleurs joueurs du monde ? "Ça s'est très bien passé. Lamine a été très chaleureux, comme tout le monde. Le moyen de briser la glace, c'était la chanson que je devais chanter devant le groupe (sourire). J'avais choisi un morceau de reggae de Bob Marley : Don't Worry, Be Happy."

Il pouvait effectivement être heureux après ses débuts officieux. Lors du match amical face au FC Bâle, il a inscrit deux buts dès son entrée en jeu. Pour les deux premiers matchs de championnat, remportés facilement par Barcelone, Bisiwu ne figurait toutefois pas encore dans le groupe. Rien d'étonnant : à son poste, Hansi Flick a accueilli deux renforts de poids avec Anthony Gordon (80 millions) et Karim Adeyemi (22 millions). La concurrence est féroce.

"Mais je le savais à l'avance : je devrais être patient. Aucun problème. Le coach m'a également expliqué la situation. Il me parle beaucoup, il est très impliqué. Flick est quelqu'un qui vous prend spontanément par l'épaule."

Au Club, on regrette son départ si rapide, car il aurait peut-être valu 40 millions d'euros quelques années plus tard.

"Je suis très reconnaissant envers le Club pour ces six dernières années. À 14 ans, Carl Hoefkens m'autorisait déjà à m'entraîner avec l'équipe première, et un an plus tard, j'avais même disputé un match amical. C'est dommage de ne jamais avoir fait mes débuts officiels, mais je n'y pense plus aujourd'hui."

Des vacances au Ghana

Il reste un dernier sujet à aborder : l'équipe nationale. Car même si Bisiwu évolue avec la Belgique depuis les U15 et a disputé avec les U17 l'Euro et la Coupe du monde, rien ne garantit encore qu'il deviendra un Diable rouge. Ses deux parents sont originaires du Ghana et le pays africain tente donc également de le convaincre.

"J'ai effectivement un lien avec le Ghana, j'y suis déjà allé régulièrement en vacances. Donc oui, les deux fédérations sont en contact avec moi, mais je peux actuellement en dire très peu à ce sujet. Il est encore un peu trop tôt pour décider pour quel pays je jouerai."

Le fait que le sélectionneur belge s'intéresse à lui lui fait en tout cas plaisir. Mark van Bommel a déjà pris contact avec lui. "Oui, nous avons eu quelques bonnes discussions. Il a lui aussi joué à Barcelone et m'a souhaité beaucoup de succès."

Reste à voir ce qu'il décidera.

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