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Endrick pourrait rebondir en Italie - Sport.fr

Barré à Madrid, le jeune attaquant est courtisé par l’AS Rome, qui pousse pour un prêt. Objectif : jouer, encore et toujours.

À vingt ans à peine, il a déjà tout d’un vétéran des colonnes mercato. Endrick, prodige brésilien du Real Madrid, se retrouve une fois de plus au cœur des spéculations. Son problème ? Toujours le même : trouver du temps de jeu. À Madrid, la denrée se fait rare.

Retour en arrière. Cet hiver, faute de minutes chez les Merengue, le jeune attaquant avait pris la direction de l’Olympique Lyonnais, sous la forme d’un prêt de six mois. Un pari gagnant : sous le maillot rhodanien, Endrick s’est régalé, empilant buts et passes décisives, retrouvant le sourire et la confiance. La preuve, s’il en fallait, qu’il lui faut avant tout du terrain.

Sauf qu’à son retour dans la capitale espagnole, la situation n’a guère changé. La concurrence, dans le secteur offensif du Real, reste aussi féroce qu’avant son départ. José Mourinho, désormais aux commandes, doit trancher : faire d’Endrick une doublure de Kylian Mbappé — ou plutôt un joker de luxe —, ou le laisser filer pour qu’il s’aguerrisse ailleurs. Un choix cornélien.

C’est là que l’AS Rome entre en scène. Le club de la capitale italienne, en pleine reconstruction offensive, a fait du Brésilien l’une de ses priorités. Gian Piero Gasperini, le technicien des Giallorossi, rêve de l’associer à d’autres recrues pour bâtir une attaque flambant neuve. Et les discussions, dit-on, avanceraient à bon rythme.

La formule privilégiée ? Un prêt, sans doute sans option d’achat. Le Real, en effet, n’entend pas se séparer définitivement d’un joueur sur lequel il a beaucoup misé — financièrement comme sportivement. L’idée serait plutôt de lui offrir une saison pleine ailleurs, histoire de le voir mûrir avant, peut-être, de le récupérer. Une étape de plus dans sa formation.

Un détail, au passage, pourrait faciliter l’affaire : la présence de Mourinho sur le banc madrilène. Le Portugais, qui connaît bien le calcio pour y avoir triomphé, pourrait jouer les intermédiaires et peser dans la balance. Un coup de pouce bienvenu pour la Roma.

Reste que rien n’est encore ficelé. Aucun accord définitif n’a filtré entre les deux clubs, et le Real garde la main sur le destin de son joyau. Tout dépendra, en somme, de la décision de Mourinho : s’il juge Endrick prêt à contribuer, le Brésilien restera ; sinon, la porte s’ouvrira.

Pour le principal intéressé, le message est clair : il lui faut jouer, encore et toujours, à un âge où chaque match compte double dans un parcours de formation. Rester pour cirer le banc, ou partir pour s’épanouir ? Le dilemme est réel. Une chose est sûre : l’histoire d’Endrick, à Madrid ou ailleurs, ne fait que commencer. Et elle promet de beaux chapitres.