En route pour l’Italie, un Espagnol arrêté par les douaniers avec 250 kg de cannabis finit en prison à Toulouse
l'essentiel Lors d’un contrôle routier à la veille du week-end, les douaniers ont intercepté au péage un Espagnol en route pour Milan. Dans ses bagages, 250 kg de cannabis. Devant le tribunal, cet homme sans passé judiciaire avoue son désarroi et avoir voulu "se faire un billet" pour payer ses dettes. Son voyage se termine en détention pour quatre ans.
"Cette marchandise représente deux millions d'euros sur le marché parallèle", prévient le représentant des douanes. Le chiffre "indique l'importance de ce chargement", souligne le procureur Lionel Miniato. Dans le box, Francisco écoute l'interprète détailler ses ennuis.
Vendredi soir, au péage de Labège, à la sortie sud de Toulouse, les équipes des douanes de Frouzins jetaient un œil aux véhicules en partance vers les vacances. L'homme les a intrigués. Ils n'ont pas cherché longtemps avant de dénicher 220 kg de résine et 35 kg d'herbe. Cet Espagnol, qui arrivait de Grenade en passant par Pau, devait livrer la drogue en Italie, près de Milan.
Déjà un voyage le 10 juillet
À qui ? Il l'ignore. En revanche, les premières investigations ont permis de découvrir qu'il avait effectué le même trajet le 10 juillet. Là aussi pour livrer du cannabis. Cette fois-là, un "copain" l'accompagnait. Là, il a renoncé au dernier moment. Pourquoi ? Cela reste flou. En tout cas, devant le tribunal correctionnel de Toulouse, Francisco se retrouve seul à s'expliquer. Et il n'a pas grand-chose à dire.
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"Je devais gagner 5 000 euros", dit-il, expliquant des dettes contractées à cause d'une consommation importante de cocaïne. Pas de travail, pas d'argent. Le coup était tentant. Le procureur doute de la rémunération. "C'est bien peu au regard de l'importance de la cargaison", estime le porte-parole de l'accusation. Il requiert quatre ans de prison.
Dans le box, le transporteur accuse le coup. Son avocate, Me Diane Benoit, essaye de le rassurer : "Tout dans ce dossier démontre que vous avez devant vous le dernier maillon de la chaîne. Les vrais trafiquants ne sont pas ici. Les amateurs, pardon, l'amateur, si." Un homme qui assume. "Jamais il n'a été condamné. Ni ici, ni chez lui, en Espagne. Ce n'est pas à lui de payer l'importance du trafic de drogue. Un sursis est possible."
Le tribunal a accepté l'idée, mais seulement sur une année. Francisco va passer trois ans en détention. Il a quitté le box, cherchant à comprendre. Et les douanes ont obtenu une amende de 810 000 euros.