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En Bretagne, une nouvelle canicule est-elle à redouter pour la fin juillet ?

La Bretagne n’est pas près de voir le bout du tunnel après la série de vagues de chaleur subies depuis mai. Dans un contexte de sols très secs et de nappes d’eau souterraine en constante baisse, les températures, encore bien au-dessus des normales cette semaine, sont parties pour grimper à nouveau fin juillet. De là à parler d’une nouvelle vague de chaleur, voire d’une canicule ? Les scénarios invitent à la prudence.

Des pluies « insuffisantes »

Une certitude, les sols resteront secs malgré les pluies de la fin du week-end. Dès la nuit de samedi et jusqu’au dimanche matin, quelques cumuls atteindront les 1 à 5 mm localement. « Insuffisant compte tenu de l’état de sécheresse actuel », selon Maël Boizard, prévisionniste chez Météo Bretagne. « Il faudrait plusieurs journées avec des valeurs oscillant entre 2 et 5 mm » pour espérer un impact positif sur les sols.

Mauvaise nouvelle tant l’état de sécheresse actuel est qualifié d'« exceptionnel ». Selon Météo Bretagne, à date de ce vendredi, une station comme celle de Rennes compilait 18,3 mm de pluies depuis début juillet, contre 44 mm en moyenne sur ce mois. Dans les monts d’Arrée, à Brennilis (29), c’est 11,4 mm contre… 79 mm en temps normal ! Plus inquiétant encore, Nantes compile… 0 mm ce mois-ci contre 46 en moyenne.

🥵La Normandie, les Pays de Loire et le Centre-Val de Loire ont atteint des niveaux de sécheresse records (plus sec que 1976) tandis que la Bretagne s'en approche.

Dans une France à +4°C en 2100, on attend 2 mois supplémentaires de sols secs par rapport à la référence 1976-2005. pic.twitter.com/mf8ytSJHD7

— Météo-France Ouest (@MeteoFrance_O) July 22, 2026

Vers une chaleur supportable ?

Et rien ne laisse augurer d’une amélioration pour la suite. « Cela va rester sec en début de semaine prochaine, avec des températures encore hautes », pose Maël Boizard, selon qui « les modélisations actuelles les plus fiables mettent pour l’heure à l’abri la Bretagne des très fortes chaleurs et d’une canicule la semaine prochaine ». Car oui : de l’air très chaud s’accumulant en Afrique du Nord pourrait (c’est à confirmer également) remonter plusieurs jours durant dans le sud, voire jusqu’au centre de la France.

Le quart nord-ouest de la France pourrait néanmoins être épargné. « La région devrait se situer en bordure de ce phénomène et d’une dépression d’altitude qui est partie pour plonger au niveau du proche Atlantique, anticipe le météorologue. Ces conditions ne favorisent pas forcément des précipitations. En revanche, cela devrait apporter un air plus supportable, moins chaud ».

Un avenir proche inquiétant

Dans la lignée de cette semaine, les 25 à 30 °C restent envisagés dès ce lundi. « C’est encore largement au-dessus des normales du mois de juillet, prévient Maël Boizard. À titre d’exemple, la moyenne mensuelle à Rennes et à Nantes est autour des 25 °C ». Le mercure monterait probablement d’un cran le mardi, avec plus de 33 °C sur certains secteurs. Par la suite, les prévisions sont très incertaines.

Un été en Bretagne

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« Même si les modèles les plus fiables ne le prédisent pas, un décalage de la bordure pourrait faire basculer la Bretagne ou une partie de la région sous les fortes chaleurs », redoute le prévisionniste qui ajoute cependant : « La région reste sous la menace de conditions anticycloniques qui pourraient se renforcer à plus long terme dans les deux prochaines semaines. La Bretagne pourrait donc connaître un été 2026 qui dépasse largement l’été 2022 en matière de récurrence de vagues de chaleur ».