En Birmanie, les centres d’arnaque en ligne se déplacent pour échapper aux poursuites
Asie.
Sous la forte pression de Pékin et de Washington, le régime birman fait mine de sévir contre ces centres tenus par des organisations mafieuses. Mais ces dernières, qui opéraient le plus souvent à la frontière thaïlandaise, migrent surtout vers des zones plus discrètes.
Dans une Birmanie en proie à la guerre civile depuis le coup d’État militaire de février 2021, les centres d’arnaque en ligne gérés par des réseaux criminels ont longtemps pu prospérer le long de la frontière avec la Thaïlande. Depuis ces centres, des centaines de milliers de personnes, souvent recrutées sous la contrainte, tentent d’escroquer les internautes de pays plus riches en leur faisant miroiter la fortune ou l’amour, créant de faux scénarios convaincants grâce aux outils d’intelligence artificielle.
Pékin et Washington s’inquiètent particulièrement de l’ampleur prise par ces opérations d’escroquerie. Selon les données du Trésor américain, celles menées en Asie du Sud-Est auraient fait perdre plus de 10 milliards de dollars (environ 8,8 milliards d’euros) à des ressortissants américains pour la seule année 2024. Les deux grandes puissances exercent une pression de plus en plus forte sur les pays où se sont implantés les réseaux criminels.
Sous cette pression internationale, le Parlement de Naypyidaw a adopté mardi 28 juillet une loi instaurant des sanctions pénales sévères à l’encontre des personnes impliquées dans ces activités. La peine de mort pourra ainsi être appliquée en cas de violence, de torture, d’enlèvements ou de détention pour contraindre des personnes à com
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