En Argentine, le surendettement jette les classes populaires dans les bras des usuriers
Économie.
Alors que les chiffres macroéconomiques sont au beau fixe, l’endettement des ménages avoisine les 13 %. La presse argentine se fait l’écho de la colère qui gronde dans les classes populaires, prises dans une spirale de surendettement qui les met à genoux et fait les choux gras des services de crédit en ligne et de prêteurs informels aux méthodes de gangsters.
Sur le papier, l’économie argentine affiche de belles couleurs. La semaine prochaine, le gouvernement devrait annoncer que le taux d’inflation s’est limité en août à 1,6 %, un niveau encourageant qui n’avait pas été observé depuis juin 2025, souligne le journal progressiste Clarín.
Le président libertarien, Javier Milei, a tenu “certaines des principales promesses qu’il avait faites lors de la campagne électorale de 2023 : il a considérablement réduit l’inflation [de plus de 200 % à près de 30 % en glissement annuel], stabilisé le taux de change dollar-peso, maintenu son objectif de déficit nul et porté les exportations à un niveau record [dans les secteurs de l’agriculture, des hydrocarbures et des mines]”, résume le Buenos Aires Herald, qui s’étonne que sa cote de popularité soit pourtant au plus bas.
62 % d’opinions négatives
Selon les derniers sondages de Latam Pulse et de Zuban Córdoba, près de 62 % des personnes interrogées ont une image négative du président. Un record. La raison ? “Pour de nombreux Argentins, ces améliorations ne se sont pas encore concrétisées dans leur vie quotidienne, et ils peinent à joindre les deux bouts”, conclut le journal en anglais de la capitale.
Le principal symptôme de cette crise est l’explosion des impayés chez les ménages, dans un context
Article abonné
Pour lire la suite de cet article, abonnez-vous
Abonnez-vous et accédez à :
tous nos articles, l’hebdo numérique, l’application, le Réveil Courrier et nos newsletters
Dès 1 €/mois
Sans engagement • Résiliable en ligne
Sur le même sujet
Nos services