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Emmanuel Macron va prendra la parole à 20h après les violences urbaines

© ANP / EPA

M.G

18 octobre 2026, 14:03Dernière mise à jour: 14:06

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📌 Ce qu’il faut retenir

• De vives tensions et des affrontements nourris ont émaillé samedi les manifestations de “colère” contre la “vie chère” en France.

• Laurent Nuñez, le ministre de l’Intérieur, annonce que 550.000 manifestants ont participé à la journée de mobilisation dont “110.000” à Paris. Environ 400 personnes, “en majorité des majeurs”, ont été interpellées. Plus tôt, les organisateurs avaient déclaré que 800.000 personnes s’étaient mobilisées dans le pays.

• La résidence officielle de la préfète de Gironde a été “saccagée” et le RAID a été déclenché à Bordeaux. Les portes des mairies de Lille et de Marseille ont été forcées et les locaux ont en partie été saccagés. Une antenne de l’office de tourisme de Lyon a été incendiée, tout comme l’hôtel de ville de Limoges. De nombreux commerces ont été pillés à travers la France.

• Le maire socialiste de Paris Emmanuel Grégoire a estimé que le bilan des violences et pillages serait “d’ampleur immense”, des “rues entières” ayant été “méthodiquement ravagées”.

• Un manifestant a eu la main arrachée par une grenade policière à Saint-Étienne.

• Emmanuel Macron a déclaré que ceux qui ont “cassé” et “pillé” lors des manifestations seront “poursuivis et punis” et que le pays fera “bloc face aux semeurs de chaos qui ne cherchent qu’à abattre nos institutions”.

• Des tensions sont toujours en cours dans la soirée, particulièrement à Paris.

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Consultez les mises à jour importantes

14:02

Emmanuel Macron s'adressera aux Français à 20H00

Emmanuel Macron "s'adressera solennellement aux Français à 20H00" dimanche, a annoncé l'Elysée, au lendemain des violences et pillages massifs en France, en marge des manifestations du 17 octobre.

Avant cela le chef de l'État français réunira "à 17H30 au Palais de l'Elysée le Premier ministre et les ministres du gouvernement concernés", a également annoncé la présidence de la République, alors que le gouvernement se retrouve sous la pression des oppositions et de certains maires concernant la gestion des manifestations de samedi. 

Le président de la République a maintenu à ce stade son déplacement de lundi à mercredi dans quatre pays du Golfe (Koweït, Emirats arabes unis, Barhreïn, Qatar).

11:25

1.800 interpellations en France, plus de 500 policiers et pompiers blessés

Le ministre français de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a indiqué dimanche matin sur X que 1.800 personnes avaient été interpellées dans le cadre des violences et pillages commis en France samedi et jusque dans la nuit.

"À ce stade, plus de 500 policiers, gendarmes et sapeurs-pompiers ont été blessés, pris dans ces scènes de violences", a ajouté le ministre, évoquant un bilan qui "n'est malheureusement que provisoire". Laurent Nuñez se rendra lundi à Marseille, où samedi "des exactions (ont été) commises par plusieurs milliers d'individus d'ultragauche", ensuite "rejoints par des délinquants qui ont pillé et saccagé de nombreux commerces".

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11:04

Violences à Paris: plus de 500 personnes en garde à vue

Plus de 500 personnes (517) sont en garde à vue dimanche après les violences et pillages commises samedi à Paris, plus précisément 346 personnes majeures et 171 mineurs, a indiqué le parquet de la capitale française dans un bilan "pas encore consolidé".

"Les interpellations ont duré toute la nuit, et jusqu'aux alentours de 06H00 du matin", a précisé le ministère public, avec des arrestations majoritairement pour recel de vol, groupement en vue de commettre des violences ou encore dégradations.

09:20

855 personnes interpellées à Paris, un nombre "record"

Les forces de l'ordre ont interpellé "855" personnes samedi à Paris, un "chiffre record", a annoncé dimanche la préfecture de police (PP) dans un bilan à 08H00.

Dans la capitale, 13 policiers et gendarmes ont été blessés ainsi que deux sapeurs-pompiers, a ajouté la PP, qui a fait état de "groupes violents, caractérisés par leur volume inhabituel (500 à plus de 1.000)".  Le bilan des dégradations et pillages de commerces est en cours mais "l'ampleur des dégâts constatée est significative".

09:18

La mairie de Paris déplore un "manque de moyens" policiers

La première adjointe PS au maire de Paris, Lamia El Aaraje, a déploré dimanche "un manque de moyens" policiers pour mettre un terme aux scènes de pillages constatées samedi jusque dans la nuit dans de nombreux secteurs de la capitale.

"Il y a eu clairement, je dirais, un manque de moyens hier soir sur la capitale", "ce n'est pas acceptable de voir à l'image des gens saccager des commerces et s'en prendre physiquement" à des bâtiments, a critiqué sur franceinfo le bras droit du maire socialiste Emmanuel Grégoire. L'élue a évoqué "un niveau de violence que nous n'avons, je crois, jamais vu" à Paris.

Selon un bilan dimanche matin de la préfecture de police, les forces de l'ordre ont interpellé "855" personnes samedi à Paris, un nombre "record".

09:17

Incendie de la mairie de Limoges: "Le feu est circonscrit"

L'incendie qui a dévasté l'hôtel de ville de Limoges est "circonscrit", a déclaré le préfet de la Haute-Vienne, Maurice Barate, dimanche sur la chaîne LCI, précisant que les "pompiers sont en train d'éteindre les dernières braises".

"C'est sciemment que le feu a été mis", a dénoncé le représentant de l'État en fustigeant "une horde sauvage" à l'origine du sinistre, qui a très lourdement endommagé l'édifice du 19e siècle, et de très nombreux dégâts dans la capitale limousine.

© AFP

22:46

Hier

Ces manifestants qui ont défilé dans le calme à Paris

Malgré les gaz lacrymogènes, les fumées noires des véhicules et vélos incendiés, les affrontements et les innombrables pillages qui ont secoué Paris, des milliers de manifestants ont défilé dans le calme pour tenter de faire entendre leur soutien aux jeunes et leurs revendications sur le pouvoir d’achat.

22:21

Hier

Gérald Darmanin: "Des violences urbaines d'une gravité inouïe"

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22:13

Hier

Intense passe d’armes entre Lecornu et Mélenchon

Les violences en marge des manifestations du 17 octobre nourrissent samedi soir une intense passe d’armes entre le Premier ministre Sébastien Lecornu et l’insoumis Jean-Luc Mélenchon, chacun imputant à l’autre une part de responsabilité dans le désordre.

Jean-Luc Mélenchon et Sébastien Lecornu
Jean-Luc Mélenchon et Sébastien Lecornu © NLBeeld

22:12

Hier

L'hôtel de ville de Limoges ravagé par un incendie

L’hôtel de ville de Limoges, édifice du 19e siècle incendié par des individus radicaux samedi en fin de manifestation, est “très lourdement endommagé” et “en grande partie perdu”, ont estimé dans la soirée le maire de la commune et le préfet de Haute-Vienne.

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20:23

Hier

Environ "550.000" manifestants en France, 400 interpellations, selon le ministère

Environ 550.000 personnes ont manifesté samedi en France, dont 110.000 à Paris, lors de la journée de mobilisation contre la "vie chère" et environ 400 personnes, "en majorité des majeurs", ont été interpellées, a annoncé Laurent Nuñez, qui a pointé la responsabilité "l'ultragauche" dans les actions violentes. Les organisateurs de ces manifestations ont diffusé plus tôt dans la soirée une estimation de 800.000 participants.

S'exprimant devant la presse, le ministre de l'Intérieur, qui a dénombré 110 défilés samedi, a fait valoir qu'en marge des cortèges, s'étaient constitués "des groupes de casseurs - plusieurs centaines, plusieurs milliers parfois selon les lieux - à l'instigation très claire de l'ultragauche".

Une cellule de crise samedi soir

Laurent Nuñez a aussi estimé que des "délinquants d'opportunité" en avaient profité "pour s'en prendre à des commerces" et les "piller".

Le Premier ministre Sébastien Lecornu préside samedi soir la cellule interministérielle de crise, mise en place plus tôt dans la journée, pour faire le point sur les violences qui se poursuivent après les manifestations du 17 octobre, a fait savoir Matignon. Seront notamment présents autour de lui le ministre de la Justice Gérald Darmanin et son collègue de l'Intérieur Laurent Nuñez.

20:12

Hier

Emmanuel Macron dénonce des "semeurs de chaos"

Emmanuel Macron a déclaré samedi soir que ceux qui ont "cassé" et "pillé" lors des manifestations seront "poursuivis et punis" et que le pays fera "bloc face aux semeurs de chaos qui ne cherchent qu'à abattre nos institutions".

"Aucune place pour la violence dans notre République. Ceux qui ont cassé, attaqué les préfectures comme les commerces, pillé jusqu’à nos mairies, seront poursuivis et punis", a écrit le président français sur X. "Nous ferons tous bloc face aux semeurs de chaos, qui ne cherchent qu’à abattre nos institutions et empêchent ceux qui expriment pacifiquement leurs revendications de le faire", a-t-il ajouté.

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20:04

Hier

Des "rues entières méthodiquement ravagées" à Paris

Le maire socialiste de Paris Emmanuel Grégoire a estimé que le bilan des violences et pillages commis samedi en marge des manifestations contre la vie chère dans sa ville serait "d'ampleur immense", des "rues entières" ayant été "méthodiquement ravagées".

"Très en colère", l'édile a évoqué au micro de Franceinfo TV, outre les commerces saccagés et pillés, "des dégâts sur l'espace public" et "des monuments qui ont été dégradés, cassés". "Des rues entières ont été méthodiquement ravagées", a-t-il déploré, en tenant à faire "la différence entre le mouvement social" et "des casseurs" pour lesquels il n'a "aucune indulgence".

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© REUTERS

20:03

Hier

Un incendie en cours à l'hôtel de ville de Limoges

Un incendie est en cours à l'hôtel de ville de Limoges (centre-ouest), selon la préfecture du département de la Haute-Vienne, après qu'un groupe d'individus a attaqué le bâtiment lors de violences survenues au terme de la manifestation de samedi.

Le feu s'est propagé sur une aile du bâtiment et a atteint le toit, a indiqué un témoin à un correspondant de l'AFP.

19:30

Hier

Environ 800.000 participants en France, selon les organisateurs

Quelque 800.000 personnes ont participé aux actions et défilés partout en France samedi contre la "vie chère", selon un bilan actualisé diffusé par plusieurs organisations associées à cette mobilisation nationale.

Le syndicat CGT avait diffusé une première estimation de 500.000 participants à 17h00, mais a annoncé en soirée s'aligner désormais sur le chiffre de 800.000 participants retenu par les organisations de jeunesse, dont l'Union étudiante, et un site de gilets jaunes après les "remontées de plusieurs grandes villes, notamment Montpellier, Strasbourg, Lille, Bordeaux, Nantes et Marseille".

© NLBeeld

18:58

Hier

La résidence préfectorale à Bordeaux "saccagée", le RAID déclenché

La résidence officielle de la préfète de Gironde a été "saccagée" lors des émeutes survenues samedi à Bordeaux en marge de la mobilisation du 17 octobre. Le RAID, unité d'élite spécialisée dans les interventions à haut risque, a été déclenché pour assister les forces de l'ordre, selon une source proche des autorités.

"Des individus sont entrés et ont saccagé les lieux", a indiqué à l'AFP une porte-parole de la préfecture, tandis que la préfète, Sophie Brocas, a condamné "avec la plus grande fermeté" les dégradations commises en ce lieu et le pillage de commerces.

Selon une source proche des autorités, confirmant une information de LCI, le RAID a été déclenché dans la foulée de l'attaque de la résidence préfectorale.

18:38

Hier

Sébastien Lecornu: "Une violence d'une extrême intensité"

"Nous ne nous laisserons pas intimider", a assuré samedi le Premier ministre français, Sébastien Lecornu, mettant en garde, dans une allusion à La France insoumise (LFI), ceux qui veulent faire des violences en marge des manifestations du 17 octobre "un tour de chauffe" avant l'élection présidentielle de 2027.

"Des groupes d'ultragauche ont organisé la violence dans plusieurs villes de France", écrit le Premier ministre sur le réseau social X. "À ceux qui clairement veulent faire de ces violences 'un tour de chauffe' avant l'élection présidentielle, je le dis clairement : nous ne nous laisserons pas intimider. Personne n'imposera son agenda politique par la violence", ajoute-t-il.

Sébastien Lecornu a également apporté samedi "tout" son soutien aux forces de l'ordre "qui ont affronté une violence d'une extrême intensité" lors des manifestations du 17 octobre.

"Au moment où certains cherchent à jeter l'opprobre sur nos forces de l'ordre, je veux dire aux Français qu'ils peuvent être fiers de leurs policiers et de leurs gendarmes. Ils ont affronté une violence d'une extrême intensité pour protéger nos concitoyens et ils méritent tout notre soutien", a-t-il poursuivi sur X.

"Les consignes données sont claires : empêcher les exactions, protéger les biens et les personnes, interpeller leurs auteurs et les déférer à la justice", a ajouté le Premier ministre, sous le feu des critiques de la gauche qui dénonce la responsabilité des autorités dans ces violences et la stratégie du maintien de l'ordre.

De nombreuses scènes de violence ont émaillé plusieurs villes de l'Hexagone, notamment à Paris, Lyon, Marseille, Lille et Bordeaux, où la résidence préfectorale a été "saccagée".

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18:08

Hier

Le maire de Paris condamne des "actes de casse"

Le maire PS de Paris, Emmanuel Grégoire, a condamné "fermement" les "dégradations" et "actes de casse" observés samedi dans la capitale, alors que "la grande majorité des manifestants" souhaitaient "défiler dans le calme".

"Ces actes de casse détournent l'attention des revendications des lycéens", présents dans la rue aux côtés d'étudiants, de gilets jaunes et de divers militants, "et nuisent à l'image de leur mobilisation", déclare l'édile dans un entretien au quotidien Ouest-France. "Mais je veux également le dire avec la même fermeté : aucune mobilisation ne doit être un prétexte à des violences contre les manifestants", poursuit-il.

Emmanuel Grégoire
Emmanuel Grégoire © ANP / EPA

17:50

Hier

Plusieurs cortèges sauvages au cœur de Paris

Si la manifestation du cortège principal a touché à sa fin, les heurts continuent à Paris. Des cortèges sauvages se forment à différents endroits, notamment sur les Champs-Elysées, et des affrontements ont encore lieu. De nombreux commerces ont aussi été pillés.

© AFP

17:44

Hier

Un restaurant incendié à Paris

Des émeutiers ont incendié un restaurant près de la place de la République à Paris. Il s'agit du restaurant "La Barrique", situé à l'angle de la rue Beaurepaire et de la rue Albert Thomas. Des images montrent le bâtiment en proie aux flammes.

© AFP
© AFP

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