Emin Alper, réalisateur de “Salvation” : “Pour les artistes turcs, il est très difficile de s’engager publiquement”
Cinéma
Emin Alper, réalisateur de « Burning Days » et « Salvation ». Ici, en 2022. Photo Muhsin Akgün
Par Hélène Marzolf
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Publié le 05 septembre 2026 à 13h00
En février, il a remporté l’Ours d’argent à la Berlinade avec Salvation (en salles depuis le 2 septembre), une fable politique aux allures de western sur la folie des hommes et les extrémités meurtrières auxquelles peut aboutir un leader religieux charismatique qui attise la haine entre deux villages. Lors de son discours, le réalisateur turc Emin Alper a tenu à évoquer sa solidarité avec les Palestiniens, les Iraniens, les Kurdes, et les opposants de son pays.
Depuis Derrière la colline (2012), Emin Alper raconte les dissenssions de son pays, ses lignes de fracture et son autoritarisme, souvent à l’échelle d’un microcosme rural d’Anatolie, la région où il est né. Cinéaste engagé,
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