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Elle simule un vol de 26 000 euros dans l'agence postale : l'employée passe aux aveux en garde à vue après une enquête des gendarmes du Gers

l'essentiel Présenté comme un violent vol à main armée en février dernier, le braquage présumé d'une agence postale située à Barbotan-les-Thermes (Cazaubon) était en réalité un scénario inventé. Après plusieurs mois d'enquête, la gendarmerie du Gers affirme qu'une employée municipale a reconnu avoir détourné près de 26 000 euros. Elle comparaîtra au tribunal en décembre prochain.

Le braquage n'a jamais eu lieu. C'est la conclusion de plusieurs mois d'investigations menées par les gendarmes du Gers après des faits signalés le 16 février 2026 à l'agence postale de Barbotan-les-Thermes.

Dans un communiqué diffusé ce mercredi 22 juillet, la gendarmerie indique que l'employée municipale à l'origine de l'alerte a finalement reconnu "avoir inventé un scénario de braquage".

26 000 euros en liquide évaporés dans la nature

Le jour des faits, les militaires étaient intervenus pour "un vol à main armée qui viendrait de se commettre, en début de matinée". L'employée de la mairie de Cazaubon, affectée à l'agence postale située dans les locaux de la Maison du tourisme, affirmait avoir été contrainte de remettre "le contenu du coffre, soit près de 26 000 euros en liquide, à un individu armé".

Elle expliquait également "ne pas avoir pu voir le visage de son agresseur", qui lui aurait demandé de déposer un sac contenant les billets à l'extérieur du bâtiment.

Les services de la Banque Postale sont abrités dans la maison du tourisme à Barbotan-les-Thermes.
Les services de la Banque Postale sont abrités dans la maison du tourisme à Barbotan-les-Thermes. DDM ARCHIVES - SEBASTIEN LAPEYRERE

Face à la gravité des faits, les gendarmes d'Eauze ont été rejoints par la brigade de recherches d'Auch et les techniciens en identification criminelle. Les enquêteurs ont multiplié les investigations : "exploitations vidéos, auditions de témoins, recherches bancaires, etc."

Très vite, "les enquêteurs constatent qu'il existe des contradictions entre le récit de l'employée et les éléments qu'ils recueillent au gré de leurs investigations".

Garde à vue : l'employée craque

Le mardi 21 juillet, "au terme de leur enquête, leurs soupçons quant à un coup monté par l'employée sont clairs".

Placée en garde à vue pour "vol par une personne chargée d'une mission de service public et dénonciation mensongère à une autorité judiciaire ayant entraîné des recherches inutiles", la suspecte a d'abord nié les faits.

Mais, "confrontée aux éléments minutieusement et méthodiquement recueillis pendant ces quelques mois" par les militaires, la personne reconnaît les faits et avoue "avoir inventé un scénario de braquage".

"Il appartiendra au tribunal judiciaire d'Auch d'évaluer sa responsabilité pénale en décembre prochain", conclut le communiqué de la gendarmerie du Gers.