Eliott Crestan, objectif finale à l'Euro de Birmingham : "Je me vois avant tout comme un challenger sur 800 m"
Eliott Crestan, sélectionné pour l'Euro de Birmingham sur 800 m et en relais 4x400m suite à sa quatrième place des championnats de Belgique, tient à être clair : sa priorité va bien sûr à son épreuve de prédilection.
"Je ne pense vraiment qu'au 800 m dans un premier temps et j'ai dit que je préférais même ne pas être avec le groupe pour l'instant afin de me concentrer d'abord sur mon épreuve individuelle", explique le Namurois avant son entrée en lice lundi matin.
"Si je vais jusqu'en finale, les séries du 4x400m sont le lendemain matin, donc en réalité je ne suis là que s'il y a vraiment de gros problèmes au sein de l'équipe. Car si je dois tout courir, cela risque de faire beaucoup."

L'athlète de 27 ans, qui compte cinq médailles internationales en salle à son palmarès ("on dirait bien que je suis un coureur d'indoor", sourit-il), espère que la roue tournera en sa faveur lors de cet Euro en plein air.
"Je ne suis jamais arrivé hyper en forme à des championnats d'Europe outdoor. J'ai toujours eu des blessures avant, à Rome en 2024, à Munich en 2022 (NdlR : huitième). J'espère que cette année, c'est la bonne ! lance Eliott Crestan.
Qui revient d'un "bon camp d'entraînement" dirigé par Kevin Borlée, l'un de ses coaches, à Barcelone.
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"En réalité, je me vois davantage comme un challenger pour les médailles, dit-il. On est une douzaine à vraiment se tenir de près et je pense qu'en extérieur, les Anglais sont vraiment très forts. Mais on verra bien comment ça se passe. Les entraînements se sont très bien passés, donc c'est top. Et comme je l'ai déjà dit, mon record de Belgique sur 600 m et le 400 m m'ont mis en confiance aussi. Le top 8, c'est l'ambition, après si la finale est au bout, on essaiera de se faire plaisir."
Eliott Crestan, qui estime aujourd'hui partager davantage son ressenti à l'entraînement ("je donne un peu plus de feed-back, ce qui permet aussi d'adapter certaines séances"), est vraiment content de son nouveau cadre de travail avec Nicolas Benoît et les jumeaux Borlée.

"Je travaille beaucoup plus sur la technique qu'avant. C'est vraiment ça, le gros changement. Je me concentre plus sur mes sensations. Je cours moins comme un bourrin, disons, dans tous mes entraînements. Je fais un peu plus d'entraînements de vitesse, qui se rapprochent de ceux du 400 m. Le but est d'être à l'aise en passant sur des allures rapides au premier tour. En Diamond League, tu dois pouvoir passer facilement en 50 secondes à la cloche. Et c'est vraiment ça qu'on travaille."
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