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Édouard Philippe veut un "verrou Schengen" pour limiter l'immigration... "Ceuta est un avertissement" estime le candidat à la présidentielle de 2027

l'essentiel Le candidat à l'élection présidentielle de 2027 propose notamment de suspendre les demandes d'asile à Mayotte ou en Guyane. Il envisage également de soumettre à l'accord des pays membres de l'espace Schengen les futurs plans de régularisation des sans-papiers.

"Ceuta est un avertissement." Dix jours après l'arrivée massive de migrants dans l'enclave espagnole au Maroc, le leader du parti Horizons et candidat à l'élection présidentielle de 2027, Édouard Philippe, a proposé des mesures pour réduire l'immigration en France et en Europe. Celles-ci apparaissent dans une tribune publiée lundi 10 août dans Le Figaro.

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L'ancien Premier ministre d'Emmanuel Macron évoque notamment la création d'un "verrou Schengen", qui empêcherait chacun des États européens d'entreprendre seul "une régularisation massive" de sans-papiers "au-delà d'un seuil défini collectivement" et "sans accord préalable". "Il n’est plus raisonnable qu’un pays puisse engager seul une régularisation massive de personnes entrées ou demeurées irrégulièrement en Europe sans en discuter avec ses partenaires", a déclaré Édouard Philippe. À l'instar d'autres responsables de droite ou d'extrême droite, il pointe du doigt le plan massif de régularisation lancé en début d'année par l'Espagne, qu'il voit comme une cause directe de la crise à Ceuta. Cela aurait selon lui créé "un appel d'air pour tout le continent", bien que l'enclave nord-africaine n'appartienne pas à l'espace Schengen.

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Suspendre les demandes d'asile à Mayotte et en Guyane

Le candidat à la présidentielle souhaite par ailleurs "instaurer un dispositif anti-chantage migratoire", sous la forme d'un "régime européen d'urgence" qui permettrait "la suspension d'enregistrement de nouvelles demandes d'asile face à une situation exceptionnelle d'attaque hybride sur une de nos frontières, comme vient de le proposer le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis". Édouard Philippe propose en outre la création d'un "régime européen de sanctions" spécifique dédié à la lutte contre l'immigration, "sur le modèle des réseaux terroristes et de la criminalité internationale". Un système qui permettrait d'après lui de prononcer des mesures telles qu'un "gel des avoirs, des interdictions de territoire et des sanctions contre leurs soutiens financiers et matériels".

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Le président du parti Horizons envisage en outre "la suspension de l'enregistrement des demandes d'asile pour plusieurs années" à Mayotte ou en Guyane, des départements d'outre-mer qui se trouvent selon lui "en état de saturation migratoire". Édouard Philippe entend "faire partir ceux qui n'ont pas vocation à rester" dans l'Hexagone, bien qu'il admette que la France ait "besoin d'immigration de travail". Il espère notamment "renforcer les procédures d'expulsion" européennes. Enfin, pour limiter les entrées, le maire du Havre a redit sa volonté de "mettre fin à l'accord de 1968" conclu avec l'Algérie.