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Édito. L'édito : Primaire de la gauche : Matthieu Pigasse et le bruit fracassant d’une porte qui claque

Dans le cadre de la primaire de la gauche, il y a clairement de la friture sur la ligne entre Olivier Faure et Matthieu Pigasse. Une tension palpable qui a amené ce dernier à ne pas se présenter.

Sébastien Daucourt -

Aujourd’hui à 19:32 | mis à jour aujourd’hui à 20:00

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Photo Alexandre Marchi

Photo Alexandre Marchi

Quatre sonneries. Cinq sonneries. Puis le répondeur. Encore. Toujours. Il insiste. Un message sur WhatsApp. Deux messages. Trois messages. Les petites coches qui se colorent de bleu, indiquant que le destinataire les a bien reçus. Mais aucune réponse. Rien. Nada. Matthieu Pigasse se serait donc fait « ghoster » (traduction : brutalement snober sans explication aucune) par Olivier Faure, le premier secrétaire du Parti socialiste. Comme un cousin gênant, ou une ex avec laquelle on ne veut plus rien avoir en commun.

C’est en tout cas ce que le banquier d’affaires a tenu à raconter samedi dernier, lors de la Fête de l’Humanité, au moment de justifier sa décision de ne pas se présenter à la prochaine primaire de la gauche (en tout cas d’une partie de celle-ci) en vue de l’élection présidentielle. « Je lui ai confié ma volonté de participer au débat, puis Olivier Faure a totalement disparu, je lance une alerte SOS enlèvement », a ironisé le banquier d’affaires, désireux de jouer le rôle « le plus actif possible » dans cette campagne. Avant de planter le dernier clou : « De toute manière, ce n’est pas une primaire, c’est une désignation militante dans un bunker. La démocratie à l’envers, avec les candidats qui choisissent leurs électeurs. »

Acteur de la campagne

Voilà donc le bruit fracassant que fait une porte qui claque au nez. Pas sûr que cela décourage celui qui dit vouloir porter l’étendard d’une gauche de rupture. Armé de sa holding Combat Media (Radio Nova, Les Inrockuptibles), de sa fortune personnelle, d’un réseau tentaculaire… et d’un bagout certain, Matthieu Pigasse, l’ennemi intime de Vincent Bolloré, n’a probablement pas dit son dernier mot. Ses ennemis pensent l’avoir coincé derrière leur porte ? On leur conseille d’aller rapidement fermer les fenêtres.