Échec pour Tesla, la France bloque le déploiement du FSD (conduite autonome)
Le ministre des Transports Philippe Tabarot a expliqué en vidéo pourquoi la France refuse d'autoriser le FSD de Tesla sur le territoire.

La technologie de conduite autonome Full Self-Driving (FSD) de Tesla a été autorisée aux Pays-Bas en avril dernier. Depuis, la Lituanie, l'Estonie, le Danemark et la Belgique ont également donné leur feu vert. Les propriétaires d'une voiture électrique de la marque pouvaient légitimement espérer que le FSD débarque bientôt en France, mais ce ne sera finalement pas le cas en l'état actuel des choses.
Sur la plateforme Agora du gouvernement, un internaute a interpellé l'exécutif français quant à une éventuelle autorisation de la conduite autonome chez nous. Le ministre des Transports Philippe Tabarot y a longuement répondu dans une vidéo durant presque 5 minutes. “En France, on considère que ce système apporte un certain nombre de progrès technologiques mais que les contreparties en termes de sécurité ne sont pas encore suffisantes pour une autorisation en l'état”, fait-il savoir, avant d'entrer dans les détails.
Le FSD de Tesla coupable d'excès de vitesse
“Nous avons constaté que le système permet d'effectuer des dépassements de vitesse. S'il constate que les véhicules autour de lui roulent plus vite, en clair, il peut rouler à 70 km/h au lieu de 50 si le trafic circule à cette vitesse, et ça, sans demande explicite au conducteur. Dans certains cas, un véhicule peut ainsi aller jusqu'à 50 % au-dessus de la limite de vitesse autorisée. Le code de la route n'est donc pas respecté”, explique Philippe Tabarot. Des propos qui corroborent des témoignages d'utilisateurs dans des pays où le FSD est légal, qui ont été surpris par des excès de vitesse avec le FSD de leur Tesla activé.
“Selon les données dont nous disposons, le système ne permet pas de garantir un niveau d'attention optimal du conducteur en ville et pendant les manœuvres les plus complexes, comme les changements de voies, les passages d'intersection ou de ronds-points”, ajoute le ministre des Transports. Une crainte pour les autorités françaises que le conducteur se déconcentre, alors qu'il reste pénalement responsable en cas d'accident.
Philippe Tabarot précise que d'autres pays européens sont arrivés aux mêmes conclusions que la France, mais que les échanges techniques avec Tesla se poursuivent.