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Échanges de coups, jets de chaises et utilisation d'un taser lors d'une bagarre dans le centre de Rochefort

On n'a pas fait que boire des coups, le 6 avril 2025, au Gigi Bar dans le centre de Rochefort. On en a aussi porté lors d'une bagarre impliquant plusieurs personnes. D'un côté, le gérant et son fils. De l'autre, trois frères et la compagne de l'un d'entre eux.

Vers 2h00 du matin ce jour d'avril 2025, les trois frères, visiblement moins drôles que Didier Bourdon, Bernard Campan et Pascal Légitimus dans le film culte de 1995, se rendent au Gigi Bar pour rejoindre des connaissances. Mais ils sont refoulés par un agent de sécurité. Puis s'en prennent à un client.

Voyant la situation dégénérer, le fils du gérant sort. Suivi par son père, armé d'un taser. Les coups pleuvent et des chaises sont lancées. "Quand la police arrive, la situation est totalement hors de contrôle et des renforts sont nécessaires", lance le parquet de Namur. Six combis de police convergeront sur place.

Des cartons, comme au foot

Les responsables du Gigi Bar semblent bien connaître ceux du clan d'en face. "On a déjà eu des problèmes avec eux par le passé. Ils ne peuvent d'ailleurs plus rentrer dans le café", explique le fils. "Cela fait 30 ans que je tiens un bar et jamais je ne m'étais battu. On a des techniques pour éviter les bagarres, notamment la distribution de cartons jaunes et rouges comme au football. Mais avec des crétins pareils, on n'a pas le choix. Ils sont venus foutre la merde alors qu'ils ne peuvent pas rentrer chez nous. Je ne laisse pas mes clients se faire frapper", embraye le père. Concernant l'utilisation du taser, ce dernier affirme l'avoir sorti pour faire peur et l'avoir jeté après l'avoir actionné à deux reprises. Père et fils plaident la légitime défense.

Mais en face, on pointe leur attitude provocatrice qui a fait dégénérer la situation. À commencer par la sortie du père, taser en main. Me Davreux évoque les vidéos de caméras de surveillance sur lesquelles on le voit actionner l'arme à de nombreuses reprises alors que la situation était déjà tendue. Ensuite, le comportement du fils qui a porté des coups alors que des adversaires étaient au sol. "De la violence gratuite", plaide la défense, Me Davreux.

Pour sanctionner ces faits, des peines de travail sont requises à l'encontre de tous les prévenus par le parquet de Namur. Jugement le 25 novembre.

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