«Du jamais vu depuis Disneyland»: la France et l'Arabie saoudite vont créer trois parcs d'attractions près de Paris
La France a annoncé ce lundi 24 août 2026 que trois parcs d'attractions financés par l'Arabie saoudite vont voir le jour près de Paris. L'un d'eux devrait porter sur le thème des mangas. Le président français a ajouté que le projet verrait la création de 22 000 emplois, ainsi que 6 milliards d'investissements saoudiens.
Publié le : 24/08/2026 - 19:28Modifié le : 24/08/2026 - 19:30
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L'Arabie saoudite a signé lundi, lors d'une visite à Paris du prince héritier Mohammed ben Salman, un protocole d'accord avec la France pour créer trois parcs d'attractions près de Cergy-Pontoise, en région parisienne, dont l'un probablement sur l'univers des mangas, a annoncé l'Élysée.
Emmanuel Macron s'est félicité sur le réseau X d'une « annonce sans précédent »: « 6 milliards d'euros d'investissements saoudiens », « 22 000 emplois » directs attendus, « du jamais vu depuis Disneyland Paris ». Il a évoqué « une nouvelle destination mondiale », soulignant son propre « intérêt pour les mangas ».
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Un projet né en 2024
Ce projet « est né d'une discussion entre le président de la République et le prince héritier en décembre 2024 » à Ryad, lorsqu'ils ont découvert leur « passion commune » pour les mangas « et notamment Dragon Ball Z », a d'ailleurs rapporté une conseillère de l'Élysée.
Le chantier sera porté par Qiddiya Investment Company, filiale du fonds souverain saoudien Public Investment Fund (PIF) dédiée au divertissement, au sport et à la culture. Les discussions pour faire naître un parc dédié à Dragon Ball sur le site de l'ancien parc Mirapolis, fermé il y a 35 ans, dans le Val-d'Oise, avaient filtré durant l'été, sans trouver de confirmation officielle.
Selon l'Élysée, c'est Mohammed ben Salman qui a évoqué auprès du chef de l'État, fin 2024, la volonté de son fonds souverain de « créer des parcs d'attractions dans différents pays du monde », avant de confirmer sa volonté d'envisager une implantation en France.
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La ville de Cergy-Pontoise choisie pour implanter les parcs
Sous le pilotage de la présidence de la République, plusieurs sites potentiels sont alors identifiés et proposés aux Saoudiens, qui choisissent Cergy-Pontoise en raison « de la connectivité à la métropole parisienne » et de « la proximité » avec Disneyland Paris, a-t-on précisé. « L'objectif dans la création de ces parcs, c'est d'attirer les publics de touristes et de visiteurs qui peuvent visiter différents parcs au cours d'un séjour francilien ou français », a-t-on expliqué.
Les thèmes des deux autres parcs n'ont pas été précisés. Ils seront construits et ouverts successivement, le chantier devant s'étaler sur plusieurs années, sans calendrier défini à ce stade.
Interrogée sur le fait de confier à Ryad la construction de ces parcs, malgré les critiques sur son bilan en matière de droits humains, la présidence a mis en avant que la France serait la « bénéficiaire » de ce projet. « À aucun moment quand on attire un projet, on cherche à donner des leçons ailleurs », s'est-on borné à répondre.
« C'est un projet absolument majeur qui vient confirmer la place de la France en tant que première destination touristique au monde, et qui vient aussi témoigner de notre attractivité », a insisté la conseillère d'Emmanuel Macron.
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