Doubs. Dans le pays de Montbéliard, ce chef creuse le sillon du rock
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Dans le pays de Montbéliard, ce chef creuse le sillon du rock
À l’origine des Productions de l’Impossible, du nom d’une association destinée à assurer la promotion de la scène indépendante depuis plus de trois décennies, Philippe Mégnin, alias Le chef, engagé dans une autre bataille : faire vivre Productions Impossible Records, son label qui vient de sortir sa centième référence…
Sébastien Michaux -
Aujourd’hui à 07:00
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La potion magique, lui aussi est tombé dedans quand il était petit. Une potion purement musicale en ce qui le concerne. Biberonné dès son plus jeune âge, Philippe Mégnin a fait de la musique toute sa vie. Pas qu’il soit devenu musicien, même s’il pratiqua jadis les cuivres, non, son engagement est tout autre. Lui est un activiste. Et c’est en 1994 que tout débute autour de celui que l’on va bientôt surnommer « Le chef », pour sa capacité et organiser les choses.
Les variantes de la culture des années 60
En cette terre de rock qu’est le pays de Montbéliard, il crée, avec une poignée de camarades, l’association Les Productions de l’Impossible. L’idée, comme le stipulent les statuts de cet outil au service de leur passion dévorante : assurer la promotion et la production de la scène rock indépendante. S’ensuivent quelques événements, comme le premier concert organisé en janvier 2015, à l’Atelier des Môles à Montbéliard avec en tête d’affiche Skarface, un groupe de ska français, précédé ce soir-là d’une formation locale, Gangsters All Stars, qui s’apprêtait à percer à l’international sous le nom de Two Tone Club et dans lequel on comptait un certain… Philippe Mégnin. Car faut-il cependant le préciser, leur truc du côté des Prod’de L’Impossible comme on a désormais coutume de dire, c’est le vintage et plus précisément toutes les variantes de la culture des années 60.
Un nom à l’international
En ce début des années 2000, les concerts se multiplient dans les salles du pays de Montbéliard et bien au-delà. Les soirées dédiées aux 60’s, elles, font le plein. Le chef, lequel est devenu, en 2002, emploi jeune pour la structure, concrétise alors une des promesses des débuts : le management et l’accompagnement des groupes. Et comme on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même, il crée, en 2005, son propre label.
Depuis, Productions Impossible Records, qui s’est fait une place sur la planète surf music, du nom de ce dérivé du rock’n’roll naguère popularisé par les Beach Boys, a fait presser près d’une cinquantaine de milliers de disques, pour l’essentiel en vinyles. Que ce soit en psychobilly, ska, rockabilly, punk, surf… Et le petit label indépendant enraciné depuis toujours à Vieux-Charmont vient symboliquement d’enregistrer la centième référence de son catalogue.
Impossible, une marque
Mais la marque de l’Impossible se décline aussi à travers d’autres filiales qui émergent en parallèle. Les Nuits de l’Impossible dédiées au cinéma selon un concept en trois actes : un concert au pied de l’écran, un film musical, le tout suivi d’une fête dans un autre lieu à base de vinyles. Ou encore les Juke-box de l’Impossible, dont le principe tenait à découvrir les titres de morceaux avec cadeaux à la clé. Pour Philippe Mégnin, impossible n’est assurément pas Montbéliardais.
Lui qui écume les bourses aux disques afin de vendre une partie de son impressionnant stock de galettes, creuse invariablement son sillon. Coûte que coûte. Car la musique est bonne, quand bien même les lendemains sont parfois moins chantants…