Doubs. Besançon : le PCF franchit une ligne rouge dans sa critique de la majorité municipale
En assimilant une démission liée à la maladie à un départ politique pour égratigner la majorité municipale de Besançon, la section locale du Parti communiste français franchit une limite que le débat démocratique ne devrait jamais dépasser.
Franck Roussel -
Aujourd’hui à 19:30
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La section bisontine du Parti communiste français (PCF) voulait manifestement dénoncer un malaise. Mission accomplie. Mais pas celui qu’elle imaginait. Dans un communiqué de presse envoyé ce vendredi 31 juillet, elle s’interroge sur la démission de l’adjoint aux Sports, Frédéric Parise. Au passage, elle égratigne la communication du maire et la gestion de la sécheresse par l’adjoint aux Espaces verts. Jusque-là, rien d’anormal. Une opposition est là pour questionner les décisions d’une majorité, ses fragilités et ses explications. C’est le jeu démocratique.
En revanche, compter ce départ aux côtés de celui d’Annie Gauthier , sans jamais en rappeler la nature, est d’une tout autre démarche. L’ancienne adjointe à la Culture a quitté ses fonctions en raison « de graves problèmes de santé » , évoqués publiquement en conseil municipal. Les élus le savent. Le PCF aussi. Rien d’un désaccord politique. Rien d’un naufrage de la majorité. Juste la vie, parfois brutale.
Le communiqué ne le dit jamais. Et c’est précisément ce silence qui permet de préserver l’effet recherché. Celui de « deux démissions en quatre mois », présenté comme la démonstration d’un « amateurisme » généralisé.
Ce procédé piétine la décence au nom d’un effet de manche. Et il écrase, dans la foulée, tout le contenu du texte. Les critiques finissent noyées sous le malaise suscité par l’amalgame initial. Une opposition attaque des décisions, des bilans, des orientations. Elle ne transforme pas la maladie d’une élue en argument politique pour gonfler artificiellement le compteur des démissions. Le PCF répète à deux reprises : « On est mal à l’aise. » À la lecture de son communiqué, difficile de lui donner tort.