Doubs. 17 tonnes de traverses de chemin de fer volées au Coni’fer : un coup dur pour le train touristique
Entre 250 et 300 traverses de chemin de fer en bois ont été dérobées sur des wagons stationnés après Fontaine-Ronde, terminus du train touristique. Elles devaient servir au prolongement de la ligne en direction du château de Joux.
Anthony Laurent -
Aujourd’hui à 13:15 | mis à jour aujourd’hui à 13:17
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L’association du chemin de fer touristique Le Coni’fer a été la victime d’un vol d’une ampleur difficilement concevable : entre 250 et 300 traverses de chemin de fer en bois ont été dérobées. « On parle là de 16 à 17 tonnes de matériel », explique Guillaume Troutet, responsable technique au sein de l’association. « Il a donc fallu des moyens considérables, des camions, une grue… »
Les malfaiteurs ont réalisé leur forfait entre le mois de février et ce mercredi 21 octobre, quand le vol a été découvert. Les traverses étaient stockées sur des wagons, après le site de Fontaine-Ronde, terminus de la ligne touristique qui part des Hôpitaux-Neufs. « Elles étaient destinées au prolongement de la ligne jusqu’au château de Joux », poursuit Guillaume Troutet. « Ce sont des travaux qu’on réalise en intersaison, c’est pourquoi nous avons découvert ça seulement maintenant. »
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Entre 250 et 300 traverses de chemin de fer ont été volées. Photo Anthony Laurent
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Le préjudice financier et d’environ 8 000 €. Photo Anthony Laurent
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Le matériel dérobé devait permettre d’ajouter un kilomètre pour arriver, d’ici le printemps prochain, au lieu-dit de la Combe-Motta. Photo Anthony Laurent
8 000 € de préjudice
La ligne a déjà été prolongée d’1,5 kilomètre après Fontaine-Ronde. Le matériel dérobé devait permettre d’ajouter un kilomètre pour arriver, d’ici le printemps prochain, au lieu-dit de la Combe-Motta. Le préjudice financier est évalué à 8 000 €. « On avait à la fois des traverses neuves et d’autres d’occasion. C’est un marché très réglementé, les particuliers n’ont pas le droit de s’en procurer. On se demande bien où ça va atterrir. »
Le coup est rude, très rude, pour l’association composée de 250 adhérents, dont un noyau actif de 50 bénévoles. « Notre projet d’aller jusqu’au château tient toujours », pose Guillaume Troutet, qui attend désormais le verdict des assurances. Les gendarmes de la brigade des Hôpitaux-Vieux ont ouvert une enquête.