Donald Trump "n'a jamais été en danger" : incident aérien aux Etats-Unis, un avion de ligne s'est retrouvé trop près de l'hélicoptère présidentiel Marine One
La NTSB enquête sur un incident aérien survenu mardi 6 août près de Washington, impliquant Marine One, l'hélicoptère présidentiel de Donald Trump, et un avion commercial. Bien que la Maison Blanche assure que le président n'a jamais été en danger, la FAA analyse la perte momentanée d'espacement entre les appareils.
L'agence américaine de sécurité dans les transports (NTSB) a ouvert une enquête après qu'un hélicoptère transportant Donald Trump et un avion de ligne se sont trouvés, ce mardi 6 août, dans un périmètre aérien trop rapproché, la Maison Blanche assurant que le président n'avait jamais été en danger.
"La NTSB enquête sur un incident signalé de perte de séparation entre Marine One et un avion commercial qui décollait de DCA", l'aéroport Ronald-Reagan situé à proximité de la capitale fédérale Washington, a posté l'organisme mercredi sur son compte X, sans autre détail.
La NTSB a fait référence au nom de code pris par un hélicoptère quand le président des Etats-Unis se trouve à bord. Lorsqu'il est à bord d'un avion, celui-ci prend le nom de code Air Force One.
Kush Desai, un porte-parole de la Maison Blanche, a relevé dans une déclaration à l'AFP que les "vols de Marine One (étaient) pilotés par certains des meilleurs aviateurs au monde".
"Le président n'a été, à aucun moment, en danger", a-t-il affirmé.
"Une perte momentanée d'espacement"
De son côté, le régulateur américain de l'aviation (FAA) a expliqué que d'après ses "analyses préliminaires de sécurité, il y a eu une perte momentanée d'espacement, après laquelle chacun des appareils a continué de s'éloigner de l'autre".
"Le contrôleur aérien est resté en contact à la fois avec le pilote de l'avion commercial et avec le pilote de Marine One pendant cette perte d'espacement", a poursuivi la FAA, reprenant les affirmations de la Maison Blanche selon lesquelles "le président n'a jamais été en danger".
Le régulateur a précisé qu'il allait continuer à étudier les circonstances de l'incident et qu'il "mettra en oeuvre toutes actions correctives appropriées en fonction de (ses) découvertes".
D'après le Wall Street Journal (WSJ), les mesures de sécurité requièrent dans ces circonstances une séparation d'au moins 1,5 mile (2,40 km) horizontalement et 500 pieds verticalement (150 mètres).
L'hélicoptère se rendait à la base aérienne d'Andrews
Le journal, indiquant que l'incident s'était déroulé vers 14H30 (18H30 GMT), a précisé qu'un Embraer E-170 d'American Airlines opéré par sa filiale Envoy Air avait décollé à ce moment-là.
De son côté, l'hélicoptère s'est rendu à la base aérienne d'Andrews où le président a embarqué dans son avion présidentiel pour aller en Californie.
Sollicitée par l'AFP, American Airlines n'a pas réagi dans l'immédiat. Le corps des Marines non plus.
La FAA a drastiquement renforcé les mesures de sécurité autour de l'aéroport Ronald-Reagan depuis la collision entre un avion de ligne en approche et un hélicoptère Black Hawk de l'armée de terre, qui a fait 67 morts au total en janvier 2025.