Donald Trump admet finalement que ces deux affirmations sur la guerre en Iran étaient inexactes
International 29/09/2026 12:30 Actualisé le 29/09/2026 14:32
L'ŒIL DU HUFF US
Après avoir dit pendant des mois que la guerre était finie et gagnée, le président des États-Unis a dit l’inverse.

ANDREW HARNIK / Getty Images via AFP
Donald Trump, ici début septembre 2026, concède que la guerre en Iran n’est pas encore terminée.
Après avoir affirmé à des dizaines de reprises, au printemps et durant l’été, que sa guerre contre l’Iran était de fait terminée et qu’il l’avait remportée, le président Donald Trump reconnaît désormais qu’aucune de ces deux affirmations n’était exacte. Pour la deuxième journée consécutive, il a déclaré ce lundi 28 septembre que la guerre, qui a commencé il y a aujourd’hui sept mois, se poursuivait.
« Nous allons très bientôt gagner cette guerre », a-t-il déclaré à des journalistes lors d’une séance de photos dans le Bureau ovale. Le message était identique la veille, lors d’un entretien accordé à Fox News pendant sa visite à un tournoi de golf près de Chicago. « Je pense que ce qui va se passer, c’est que nous allons très bientôt gagner la guerre », avait-il affirmé.
Ces déclarations interviennent après les nombreuses affirmations de Donald Trump, ces derniers mois, selon lesquelles le conflit était pour l’essentiel déjà terminé. Elles témoignent d’un nouvel effort du président et du Parti républicain pour convaincre des électeurs mécontents à l’approche des élections de mi-mandat que la guerre — ainsi que les hausses de prix qui l’ont accompagnée — prendra bientôt fin.
Même des républicains réclament la fin de la guerre
« Laissez-moi vous dire une chose : nous avons gagné. Vous savez, on n’aime jamais dire trop tôt qu’on a gagné. Nous avons gagné. Nous avons gagné là… dès la première heure, c’était terminé », s’était-il vanté lors d’un meeting organisé dans le Kentucky le 11 mars, soit deux semaines après les premières frappes.
À de nombreuses autres reprises, Donald Trump a affirmé qu’un accord de paix serait conclu dans les jours, voire les heures suivantes, ou qu’il était en mesure d’obtenir un tel accord parce que l’Iran le « suppliait » de le faire. « Ils sont prêts à tout nous donner », avait-il déclaré lors d’un discours prononcé le 8 juin en Caroline du Sud, au cours duquel il avait également affirmé qu’il pourrait « proclamer une victoire totale » dans les deux semaines.
La Maison Blanche de Donald Trump n’a pas répondu aux questions du HuffPost US, qui souhaitait savoir pourquoi le président avait désormais modifié son analyse de la guerre et de son issue.
La guerre contre l’Iran n’a jamais bénéficié du soutien d’une majorité d’Américains et elle est devenue encore plus impopulaire au fil des mois. Ces dernières semaines, plusieurs candidats républicains aux élections à la Chambre des représentants et au Sénat ont eux aussi commencé à réclamer la fin du conflit.
Les démocrates se frottent les mains
Cette nouvelle reconnaissance de Donald Trump est intervenue alors qu’il tentait d’expliquer le niveau élevé des prix de l’essence et du gazole. « Nous allons très bientôt gagner cette guerre. Elle sera terminée et les prix de l’essence vont s’effondrer, a-t-il déclaré lundi. Dès que cette guerre prendra fin, l’inflation sera totalement éradiquée. »
Mais en attendant, les démocrates ont un angle d’attaque tout trouvé. « Donald Trump avait promis de mettre fin aux guerres sans fin et de faire baisser les prix. Au lieu de cela, il a entraîné le pays dans une nouvelle guerre meurtrière et coûteuse, sans issue, mettant à mal l’économie et faisant encore grimper les prix de tout, de l’essence aux produits alimentaires », a déclaré Jaelin O’Halloran, porte-parole du Comité national démocrate.
Donald Trump continue par ailleurs d’affirmer qu’il n’avait d’autre choix que d’attaquer l’Iran afin d’empêcher le pays de se doter de l’arme nucléaire. Il omet toutefois de préciser que la totalité de l’uranium enrichi que possède aujourd’hui l’Iran a été produite après son retrait de l’accord sur le nucléaire conclu en 2015 par son prédécesseur, Barack Obama, et que Téhéran respectait alors.
Note : Cet article est une traduction réalisée par la rédaction du HuffPost France, à partir d’un article paru en septembre 2026 sur le HuffPost US. L’article original est à lire ici.