Donald Trump a un coupable tout trouvé pour expliquer la flambée des prix du diesel
Le président américain a déclaré, dimanche, que Volodymyr Zelensky, devait « arrêter » d’attaquer les raffineries de diesel en Russie.
Pour mettre fin à l’envolée des prix à la pompe, « M. Zelensky n’a qu’une chose à faire », a assuré, ce dimanche 13 septembre, Donald Trump. « Il doit arrêter de frapper le diesel en Russie. Qu’il s’en prenne à des cibles, mais pas au diesel, parce qu’il provoque une pénurie de diesel », a déclaré le président américain.
Donald Trump a glissé ces mots lors d’un bref échange avec les journalistes au deuxième jour de son séjour en Irlande, qu’il passe sur son golf de Doonbeg, comme le rapporte l’AFP. La veille, il avait déjà tenu un discours suscitant de nombreuses réactions, sur la question sensible de la réunification de l’Irlande.
Le président américain a fait ces déclarations alors que le prix du diesel a dépassé vendredi pour la première fois les 6 dollars le gallon (3,78 litres), poussé par la guerre au Moyen-Orient et les attaques ukrainiennes sur les raffineries russes.
Cette hausse des prix est très impopulaire aux États-Unis et pourrait jouer sur les élections législatives américaines de mi-mandat début novembre.
Une situation qui ne risque pas de s’améliorer
Face aux attaques répétées de l’Ukraine sur ses infrastructures pétrolières, Moscou a prolongé un moratoire décidé fin juillet sur les exportations russes de diesel.
L’agence américaine d’information sur l’énergie (EIA) a prévenu que la situation sur les produits raffinés risquait de ne pas s’améliorer dans les prochains mois, avec des stocks de diesel à « un niveau bas » et des prix qui resteront « à un niveau élevé ».
Donald Trump a souvent eu des relations difficiles avec Volodymyr Zelensky - parfois semblant reprendre à son compte les arguments de la Russie, parfois semblant prêt à relancer l’aide militaire américaine à Kiev. La rencontre entre les deux hommes dans le bureau ovale en février 2025, lors de laquelle le président ukrainien s’était vu reprocher de ne pas avoir suffisamment remercié Washington, a marqué les esprits.
Mais après plusieurs mois d’interruption, les États-Unis ont repris récemment leurs efforts pour relancer les négociations visant à mettre fin à plus de quatre ans de conflit en Ukraine. Le week-end dernier, des envoyés spéciaux du président américain, Jared Kushner et Steve Witkoff, se sont rendus à Moscou puis, pour la toute première fois, à Kiev.