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DIRECT. Flambée des prix des carburants, menace russe, diplomatie, Présidentielle 2027… : suivez l’entretien d’Emmanuel Macron en direct à partir de 20 heures

Publié le 24/09/2026 à 19:16 , mis à jour à 20:45

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Le président Emmanuel Macron va s’adresser aux Français ce jeudi 24 septembre, en direct aux journaux de 20 heures de TF1 et France 2. À la veille de recevoir le pape Léon XIV, il sera attendu notamment sur les questions de la flambée des prix des carburants, de la menace russe ou de l’implication française en Ukraine et au Proche-Orient.

Face aux journalistes Caroline Roux et Gilles Bouleau, Emmanuel Macron va tenter de défendre son bilan économique et diplomatique et rassurer les Français sur leur quotidien alors que les prix à la pompe ne cessent d’augmenter, deux jours après les aides révélées par l’État. Un entretien prévu à partir de 20 h 10 et qui devrait durer trente à quarante minutes.

Rappelons qu’à sept mois de la prochaine élection présidentielle, à laquelle il ne pourra pas se présenter après avoir été élu en 2017 et 2022, Emmanuel Macron a reçu en septembre à l’Élysée les chefs de parti et plusieurs candidats dans un contexte tendu, donc. Le président a aussi "demandé au gouvernement de soutenir les gens qui travaillent", mais il devrait insister ce jeudi soir sur le fait que "le plus efficace reste l’action diplomatique à long terme", selon son entourage.

20h36.

Des "moyens militaires" envoyés en Arabie saoudite pour protéger un site énergétique

Emmanuel Macron a annoncé l'envoi de "moyens militaires" pour "protéger" le site de Yanbu, un maillon stratégique du réseau d'installations énergétiques de l'Arabie saoudite.

"C'est la discussion que nous avons finalisée avec les Saoudiens. Nous allons envoyer des moyens militaires, c'est-à-dire des soldats, des radars, des systèmes de défense pour protéger ce site, pas nous engager dans quelque conflit mais protéger ce site", afin d'oeuvrer la détente des marchés pétroliers.

Principal terminal saoudien d'exportation de brut sur la mer Rouge, cet oléoduc a joué un rôle crucial au fil de la guerre au Moyen-Orient, permettant à l’Arabie saoudite de contourner le détroit d'Ormuz pour exporter son pétrole.

20h29.

"Je ne regrette pas du tout le quoi qu'il en coûte"

Emmanuel Macron a affirmé qu'il ne regrettait "pas du tout le 'quoi qu'il en coûte'", c'est-à-dire les aides publiques mises en place lors de la pandémie de Covid qui ont alourdi la dette de la France, réduisant aujourd'hui ses marges de manœuvre budgétaires.

Le chef de l'Etat a affirmé que les dépenses des "dix dernières années" se décomposaient en "un tiers pour protéger les Français des crises", "un tiers pour préparer la France à l'avenir", et "un tiers parce qu'on n'a pas assez réformé le modèle social". "Je ne regrette rien des deux premiers tiers. Je regrette de ne pas avoir été assez efficace et rapide sur le dernier".

20h22.

Carburants : "Notre intérêt, c'est plutôt de baisser les prix avant de baisser les taxes"

Emmanuel Macron a affirmé qu'il n'exclut pas de baisser les taxes sur les carburants si l'envolée des tarifs se poursuivait, tout en affirmant qu'il serait préférable de faire baisser les prix en utilisant des moyens diplomatiques.

"Je pense qu'en fonction de l'évolution, il ne faut rien exclure", a dit le président, tout en jugeant qu'une baisse des taxes n'est "pas la décision la plus vertueuse" car celles-ci "servent à financer les dépenses de l'Etat". "Notre intérêt, c'est plutôt de baisser les prix avant de baisser les taxes", a-t-il ajouté.

20h12.

300 000 hommes supplémentaires enrôlés en Russie ?

La Russie envisagerait d'enrôler 300 000 hommes supplémentaires. "Un scénario crédible", pour Emmanuel Macron.

"En effet, le scénario crédible aujourd'hui, qui est souvent partagé, est autour de 300.000 hommes", a déclaré le chef de l'Etat. "Le signal qu'est en train d'envoyer aujourd'hui la Russie est : on est prêt à faire encore plus de sacrifices pour prendre tout le Donbass", a ajouté M. Macron, précisant que depuis l'invasion de l'Ukraine, cette guerre a déjà coûté à la Russie "1 ,2 million d'hommes", blessés ou tués.

20h10.

Début de l'interview

Premier sujet : le scénario d'une possible attaque russe.

Emmanuel Macron a estimé que la France pourrait être visée par une tentative d'attaque à l'aide d'un drone chargé d'explosifs comme à l'aéroport de Leipzig début août, que l'Allemagne avait attribuée à la Russie. La France n'a pas encore connu d'attaques de ce type "mais quand vous me posez la question 'est ce que ça peut arriver ?' ma réponse est oui", a dit le président français, ajoutant que la Russie considère que "l'Europe, c'est la profondeur stratégique de l'Ukraine".

Emmanuel Macron a par ailleurs affirmé que la CIA "n'a pas informé les services français" d'une possible attaque de drones russes visant le sud de la France, contrairement à des allégations publiées dans des médias étrangers.

"Aujourd'hui, il faut être très clair : la Russie considère que l'Europe est la profondeur stratégique de l'Ukraine". "Ca fait des années qu'on est attaqué. Notamment sur le plan cyber".

19h58.

"L'état de la menace russe"

L’autre grand axe de l’interview devrait porter sur "l’état de la menace russe" et les réponses apportées pour la contrer. Le président devrait citer l’exemple de drones explosifs détectés à l’aéroport allemand de Leipzig, une attaque attribuée à Moscou qui aurait pu provoquer des pertes humaines si les engins avaient explosé comme prévu contre des avions ukrainiens.

19h58.

2,40 euros le litre de gazole

La hausse des prix des carburants devrait être le sujet prioritaire. Le prix du gazole atteignait 2,40 euros le litre en moyenne mercredi, contre 2,26 euros pour le SP98 et 2,16 euros pour le SP95-E10, selon une analyse de l’AFP fondée sur les données publiques.

Face à la grogne sociale, le gouvernement a dévoilé mardi soir de nouvelles aides, mais sans marge budgétaire, il paraît démuni face à la crise. Un sondage Elabe pour BFMTV publié mercredi indique que 70 % des Français jugent ces aides insuffisantes, et que près de huit sur dix anticipent une poursuite de la hausse. Dans ce contexte tendu, le président "a demandé au gouvernement de soutenir les gens qui travaillent", mais il devrait insister ce jeudi soir sur le fait que "le plus efficace reste l’action diplomatique à long terme", selon son entourage.

19h57.

Une crise "amenée à durer"

La semaine précédente, Emmanuel Macron avait reçu à l’Élysée les chefs de parti et plusieurs candidats à la présidentielle. Il leur avait dressé un tableau jugé sombre de la situation mondiale. Certains participants en étaient sortis saisis de "vertige", d’autres, comme Éric Ciotti, avaient dénoncé une opération destinée à "masquer le déclin français". Selon son entourage, cette situation de crise "est amenée à durer" et "le retour à la normale ne devrait pas intervenir avant l’élection présidentielle".

19h56.

Entre 30 et 40 minutes

De retour de la 81e Assemblée générale des Nations unies à New York, le chef de l’État veut démontrer que son action internationale "reste corrélée au quotidien des Français", selon son entourage cité par l’AFP. L’entretien, annoncé pour durer entre 30 et 40 minutes, intervient à sept mois de son départ de l’Élysée, alors que sa marge de manœuvre intérieure demeure limitée faute de majorité à l’Assemblée nationale.

19h56.

Une première depuis juin 2024

Emmanuel Macron est attendu ce jeudi 24 septembre à 20 heures pour une interview conjointe et en direct sur TF1 et France 2, face à Gilles Bouleau et Caroline Roux, un format qu’il n’avait pas pratiqué depuis juin 2024, trois jours avant la dissolution de l’Assemblée nationale.