Dijon. Université Bourgogne-Europe : des nouveautés pour « maintenir un cap d’excellence »
Figurant toujours parmi les 5 % des meilleures universités mondiales, l’uBE s’apprête à effectuer sa deuxième rentrée en tant qu’établissement public expérimental (EPE). Lors d’une conférence de presse, son président Vincent Thomas est revenu sur les principaux axes de développement.
Guilhem George -
Aujourd’hui à 19:06 | mis à jour aujourd’hui à 19:14
- Temps de lecture :
Maintenir « un cap d’excellence accessible à toutes et à tous tout en innovant pour essayer de répondre aux défis contemporains » : tel est l’objectif affiché de l’université Bourgogne-Europe pour sa deuxième rentrée en tant qu’établissement public expérimental (EPE). Ce sont en tout cas les mots de son président Vincent Thomas, qui a décliné vendredi 4 septembre les principales nouveautés de l’exercice 2026-2027.
L’intégration du Creps
« C’est une première en France », s’est félicité le président de l’uBE. Via une convention signée le 24 août, le Creps (centre de ressources d’expertise et de performance sportive) Bourgogne-Franche-Comté a officiellement rejoint l’EPE en tant qu’établissement associé. Un rapprochement permettant d’accroître encore la coopération entre les deux entités. « Il y a des passerelles nouvelles pour les étudiants du Creps vers nos diplômes en Staps*, mais également pour les étudiants du Staps qui vont pouvoir bénéficier des diplômes professionnalisant du Creps », a détaillé Vincent Thomas.
En plus du Creps, cette rentrée 2026 voit également l’intégration de l’IFMK (institut de formation en masso-kinésithérapie), qui devient directement un département de la faculté des sciences de santé.
Santé, enseignement : des formations qui évoluent
Après Nevers et Auxerre, c’est au tour de Chalon-sur-Saône d’accueillir une classe de la filière Pass (parcours d’accès spécifique de santé), avec une première promotion d’une trentaine d’étudiants. L’objectif reste de « pallier la désertification des métiers de santé » et de « faciliter l’accès aux études de santé pour les jeunes de la région ».
Concernant la formation des enseignants, cette rentrée est marquée par l’ouverture de la licence professorat des écoles (LPE) qui offre 105 places (70 à Dijon, 35 à Nevers) aux étudiants post-bac pour former les futurs professeurs des écoles.
Services aux étudiants
Après des « retours positifs », le congé menstruel mis en place l’année dernière sera maintenu. Pour rappel, ce dispositif permet aux personnes souffrant de dysménorrhée (règles douloureuses) de pouvoir justifier de leur absence sans avoir à produire de certificat médical, proposant 11 jours d’absence via une déclaration sur l’honneur. L’année dernière, 1 900 dispenses ont été attribuées avec une durée moyenne de 2,8 jours.
Le dispositif de lutte contre le harcèlement et les violences sexistes et sexuelles évolue quelque peu. « On améliore encore un peu les choses en ayant qu’une seule entrée, qu’on soit personnel ou étudiant, ce sera la même adresse mail : [email protected] », a précisé Vincent Thomas. « On va également déployer davantage de psychologues sur cette phase d’écoute et d’analyse des situations. »
Développement durable
« On a enfin obtenu le financement du projet DecarboMed », a annoncé le président de l’uBE. Soit la création d’une « école de la décarbonation des produits de santé et de leurs usages », via un financement sur trois ans et un budget global de 2,3 M€. Le 15 octobre, le campus dijonnais accueillera également les assises de la recherche durable de l’uBE, une journée d’échanges autour de la recherche en présence de Benoit Laignel, membre du Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat).
* Sciences et techniques des activités physiques et sportives.