taraskuzio.com

Deux conquêtes de LFI aux municipales bientôt perdues? L'annulation de deux victoires près de Lyon préconisée devant la justice

Publié aujourd'hui à 14h19 Mis à jour à 14h43

Lire dans l'app
Un bulletin de vote glissé dans une urne à Lyon, ce dimanche 22 mars 2026.

Un bulletin de vote glissé dans une urne à Lyon, ce dimanche 22 mars 2026. - ANTOINE BOUREAU / HANS LUCAS / HANS LUCAS VIA AFP

La rapporteure publique a préconisé, ce lundi, devant le tribunal administratif, l'annulation des victoires LFI aux municipales de 2026 à Vénissieux et Vaulx-en-Velin, en raison d'irrégularités sur d'autres listes.

L'annulation des élections à Vénissieux et Vaulx-en-Velin, dans la banlieue lyonnaise, deux des conquêtes les plus emblématiques des Insoumis, a été préconisée lundi 14 septembre par la rapporteure publique, devant le tribunal administratif de Lyon, en raison d'irrégularités sur d'autres listes.

Lors des municipales de mars, à Vaulx-en-Velin, le député LFI Abdelkader Lahmar avait battu la sortante socialiste Hélène Geoffroy, avec 104 voix d'avance. À Vénissieux, Idir Boumertit, également LFI, avait conquis la mairie, un bastion communiste depuis des décennies, contre la sortante Michèle Picard, de 25 suffrages seulement.

Les juridictions administratives suivent, dans la plupart des cas, l'avis des rapporteurs publics. Le tribunal administratif de Lyon a mis sa décision en délibéré à une date non précisée.

Aucune mention de la nationalité néerlandaise de la colistière d'une liste

Après Saint-Denis et Roubaix, Vénissieux (65.000 habitants) et Vaulx-en-Velin (53.000) sont les troisièmes et quatrièmes plus grandes villes de France métropolitaine remportées par LFI en mars.

Pour Vaulx-en-Velin, l'annulation de 693 bulletins en faveur d'une liste diverse centre arrivée troisième au second tour est de "nature à remettre en cause la sincérité de l'ensemble de l'élection", a estimé la rapporteure publique.

placeholder video

La tête de liste Christine Bertin avait omis, de bonne foi, de mentionner la nationalité néerlandaise d'une colistière comme l'impose le code électoral. Elle conteste l'annulation des voix en sa faveur au motif que la préfecture ne l'avait informée de cette irrégularité que quelques heures avant le deuxième tour et n'avait pas fait invalider ces mêmes bulletins au premier tour.

Au regard du faible écart de voix, la magistrate a estimé que cela pouvait remettre en cause les résultats des premiers et seconds tours.

Fausses déclarations de domiciliation d'une tête de liste

Pour Vénissieux, ce sont des fausses déclarations de domiciliation de la tête de liste d'extrême droite RN-UDR, Quentin Taïeb, et de certains colistiers, avec une "intention frauduleuse" selon la rapporteure, qui sont en cause.

Cette liste est arrivée en quatrième position au second tour avec 1.966 suffrages et la magistrate a aussi estimé, au regard du faible écart de voix entre les listes menées par Idir Boumertit et Michèle Picard, que la sincérité de la totalité de l'élection était remise en cause.

Sujets liés :