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Détection d’images pédopornographiques : la Haute-commissaire à l’Enfance veut plus qu’un « demi-pas »

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La Haute-commissaire à l’Enfance, Sarah El Haïry, a salué ce samedi la remise en place d’un outil permettant aux plateformes numériques de détecter les images pédopornographiques, tout en avertissant qu’elle ne se satisferait pas d’un « demi-pas » dans cette lutte.

Le 23 juillet dernier, l’Union européenne a de nouveau autorisé la détection de contenus pédopornographiques dans les conversations des utilisateurs des plateformes numériques.
Le 23 juillet dernier, l’Union européenne a de nouveau autorisé la détection de contenus pédopornographiques dans les conversations des utilisateurs des plateformes numériques. (Le Télégramme/François Destoc)

L’Union européenne a de nouveau autorisé le 23 juillet la détection des contenus pédopornographiques dans les conversations des utilisateurs des plateformes numériques, hormis celles protégées par un chiffrement de bout en bout.

Pendant près de quatre mois, les plateformes souhaitant détecter et supprimer ces contenus ont opéré dans un vide juridique, le cadre légal ayant expiré début avril.

Mais le texte européen adopté en juillet n’est que temporaire et ne s’appliquera que jusqu’en avril 2028.

« Nous ne nous satisfaisons pas d’un demi-pas »

La remise en place de l’outil permettant cette détection est « une nécessité tant chaque signalement peut sauver un enfant et permettre de poursuivre un prédateur », selon une déclaration de la Haute-commissaire. « Mais nous ne nous satisfaisons pas d’un demi-pas », a ajouté Sarah El Haïry, expliquant que « les criminels, eux, n’attendent pas. Ils contournent, innovent, se déplacent vers les zones grises ».

Selon elle, « les débats doivent aller plus loin pour combler les failles qui subsistent et bâtir un cadre durable, efficace et protecteur ». « Combler les failles, c’est d’abord renforcer la coopération entre les États, les plateformes et les services d’enquête. C’est aussi continuer à investir davantage dans les capacités d’investigation, développer des outils de détection toujours plus performants, accélérer leur retrait des contenus, améliorer le signalement, renforcer la prévention et la protection des victimes », a détaillé Sarah El Haïry auprès de l’AFP.

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Elle estime que « la protection de l’enfance doit devenir un critère de confiance pour les technologies, au même titre que la cybersécurité, la protection des données ou la sûreté ».