taraskuzio.com

Déserté par Charles III, Buckingham bientôt un palais fantôme ?

Charles III, le 6 mai 2026.

Charles III, le 6 mai 2026.

© AFP or licensors / AFP

ROYALE CHRONIQUE - Charles III a annoncé qu’il ne résiderait jamais à Buckingham, rompant ainsi avec une tradition séculaire. Un coup de tonnerre qui soulève une question : en abandonnant ce symbole ultime, le roi risque-t-il de faire perdre de sa superbe à la couronne ?

Bientôt, Buckingham Palace ne sera peut-être plus qu’un musée, avec un guichet à l’entrée et de nombreuses boutiques souvenirs… Charles III vient de confirmer ce que plusieurs observateurs royaux pressentaient depuis longtemps déjà : il n’emménagera jamais dans ce palais austère et froid, qui est pourtant le cœur battant de la monarchie britannique depuis 1837 et la reine Victoria. 

Lors de son accession au trône en 2022, le nouveau roi avait une excuse toute trouvée : Buckingham était en travaux – nécessaires tant il était délabré – jusqu’à courant 2027, au minimum. Mais alors que l’échéance approche, il fallait bien s’expliquer : « Ce sera toujours un lieu de travail, mais nous cherchons à élargir l’accès au public précisément pour maximiser les retombées nationales de ce bâtiment financé par des fonds publics », a expliqué un porte-parole de Sa Majesté, confirmant que ce symbole de l’institution devait être utilisé « pour le plus grand bénéfice public plutôt que pour le plus grand bénéfice privé. »

La suite après cette publicité

Rien d’étonnant puisque Charles et son épouse Camilla ont toujours préféré Clarence House – à six minutes à pied seulement de Buckingham -, où vivaient autrefois Queen Mum et la princesse Margaret. L’endroit est plus charmant, plus coquet… Surtout, dès qu’ils le peuvent, le roi et la reine quittent la frénésie londonienne pour le bucolique domaine d’Highgrove, propriété privée de Charles depuis les années 1980, ou pour celui de Sandringham, dans le Norfolk. 

La suite après cette publicité

Le souhait secret d'Elizabeth II

Charles ne change pas seulement d’adresse, il rompt avec une tradition séculaire. Elizabeth II aurait aimé faire de même. En 1952, elle avait à contre-cœur pris ses quartiers dans ce palais réputé inchauffable. Avec ses 770 pièces et 52 chambres, comment s’y sentir comme à la maison ? Le prince Philip disait qu’il avait l’impression d’habiter « au-dessus du bureau ». Il y a pire comme logement de fonction, mais on comprend la frustration. 

Mais alors, à quoi auront servi les monumentales rénovations qui ont encore cours à Buckingham et dont le coût s’élève au moins à 440 millions d’euros ? Le palais, qui emploie environ 1000 personnes à l’année, continuera d'être une vitrine de la Couronne. Il accueillera les grands dîners diplomatiques, les cérémonies, les rendez-vous d’apparat. Il restera aussi ouvert au public, comme il l’est chaque été depuis 1993, pour le plus grand bonheur des visiteurs. En somme, Buckingham demeurera un monument vivant, mais plus habité. 

La suite après cette publicité

La suite après cette publicité

Et peut-on espérer que William, une fois sur le trône, le réhabilite ? Aucunement. Selon des proches du prince de Galles, lui et son épouse n’y pensent même pas une seconde. Ils viennent de déménager à Forest Lodge, un manoir de style géorgien niché au cœur du parc de Windsor, à plus de quarante minutes en voiture de la capitale, et comptent en faire « leur maison pour toujours ». Arrivés aux plus hautes fonctions, ils n’en bougeront pas. De quoi inquiéter certains royal watchers : « Je crains qu’un futur roi caché à Forest Lodge puisse entraîner une baisse de soutien de ses sujets », écrivait, il y a quelques semaines, l’éditorialiste Amanda Platell, dans les colonnes du « Daily Mail ». Loin des murs de Buckingham, la monarchie devra - encore une fois - se réinventer. 

Contenus sponsorisés

Personnalités

Sur le même sujet