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Des familles des victimes des attentats du 13 novembre 2015 réunies à Paris concernant Mohamed Bakkali

L'objectif était de les informer de leurs droits dans le cadre de la procédure de Mohamed Bakkali, le logisticien de ces attaques, devant le tribunal d'application des peines (TAP).

Mohamed Bakkali a été condamné par la cour d'assises de Paris à 30 ans de prison pour son implication dans les attentats du 13 novembre 2015. Il était considéré comme le cerveau logistique des attaques, ayant notamment fourni des planques et des véhicules aux auteurs des attaques. Le système judiciaire français prévoit qu'il purge au moins les deux tiers de cette peine.

L'intéressé a aussi écopé de 25 ans de prison pour son rôle dans l'attentat manqué contre un Thalys entre Bruxelles et Paris le 21 août 2015.

En septembre 2022, le parquet national antiterroriste français avait décidé de ramener les deux peines au maximum légal de 30 ans. Après ses condamnations en France, Mohamed Bakkali a ensuite été transféré en Belgique, ce qui le soumet depuis lors à la législation belge sur l'exécution des peines.

Actuellement incarcéré à la prison d'Ittre, il a déjà obtenu plusieurs permissions de sortie depuis juillet 2025. Le TAP lui a également accordé plusieurs congés pénitentiaires (de 36 heures chacun) car, avait-il expliqué, l'homme a déjà fourni de nombreux efforts pour rétablir le lien avec les victimes, qu'il a déjà rencontrées. Cela témoignerait aussi, selon le tribunal, d'une volonté claire de renouer avec la société. Il n'y aurait par ailleurs aucune raison de craindre qu'il importune les victimes.

Selon le système judiciaire belge, Mohamed Bakkali est désormais éligible à un aménagement de peine, qu'il doit demander au TAP. Une audience devant cette juridiction est prévue le 29 septembre.

Le parquet de Bruxelles, le parquet national antiterroriste de Paris et les maisons de justice ont dès lors décidé de réunir mercredi les familles des victimes des attentats du 13 novembre 2025 pour les informer de leurs droits dans le cadre de cette procédure.

Le parquet fédéral précise, de son côté, ne pas participer à la rencontre du jour. La maison de justice de Bruxelles ainsi qu'un magistrat du parquet général de Bruxelles spécialiste de l'exécution des peines sont par contre présents pour expliquer le droit des victimes dans l'exécution des peines, détaille-t-il.

Dans ce dossier, le ministère public est opposé à toute mesure de libération conditionnelle ou de surveillance électronique à ce stade, souligne encore le parquet de Bruxelles, qui n'a cependant pas de droit d'appel. Il rend en effet un avis non contraignant. En cas de libération conditionnelle, il ne pourra donc pas s'y opposer.

Contactée, Me Delphine Paci, l'avocate de Mohamed Bakkali, n'était pas immédiatement disponible pour commenter ces informations.