Des bébés Haaland, une pelouse à 10 millions d’euros et l’Argentine dans le viseur du FBI : le bulletin de la Coupe du Monde de Trump
Le joueur espagnol Lamine Yamal pendant le match contre la Belgique, le 10 juillet 2026. VALERIE MACON / AFP
« Alerte Roja », titre « L’Equipe », après la victoire de l’Espagne en quart de finale de la Coupe du Monde face à la Belgique (2-1), vendredi 10 juillet au soir. Les Espagnols, champions d’Europe en titre, ont désormais rendez-vous avec l’équipe de France en demi-finale, mardi à 21 h. Et les Bleus ne font pas peur à Lamine Yamal, la jeune star du FC Barcelone. « Je crois que s’ils doivent avoir peur de quelqu’un, c’est de nous, a-t-il lancé à la télévision espagnole après le match. Bien sûr nous sommes deux équipes de top niveau mondial, pour moi ce sont les deux meilleures. On verra ce qu’il se passe mais on n’a pas peur. »
• La vedette du jour
Le « Cyborg » fait le tour du monde. De nombreux amateurs de football péruviens ont donné à leurs nouveaux-nés le nom du buteur vedette norvégien Erling Haaland, à l’approche du quart de finale de la Coupe du Monde de son équipe contre l’Angleterre (ce samedi à Miami). Le joueur norvégien, qui a déjà inscrit sept buts en quatre matchs depuis le début du Mondial, a notamment permis à son équipe de se qualifier en battant le Brésil, une victoire historique pour la Norvège. Ses admirateurs au Pérou sont allés jusqu’à donner son nom à leurs enfants : 468 portent désormais le patronyme de ce joueur de 25 ans, selon l’état civil du pays. Quatre-vingt-onze autres nourrissons portent le nom complet Erling Haaland.
La fièvre du football a déjà inspiré les nouveaux parents au Pérou par le passé : 3 402 personnes nées dans ce pays ont été prénommées Messi – dont 292 portent le nom complet de la vedette argentine, Lionel Messi. Le Portugais Cristiano Ronaldo compte 1 185 homonymes péruviens, tandis que 1 241 personnes se prénomment Yamal, en hommage au joueur espagnol Lamine Yamal. Et pas moins de 33 809 personnes portent le nom de la star brésilienne Neymar.
• Le club : Paris-Saint-Germain
Il s’assure une place. Club de Ligue 1 le plus représenté lors de la Coupe du Monde, avec 16 joueurs répartis dans neuf sélections au coup d’envoi du tournoi, le PSG est assuré d’être présent en finale, le 19 juillet au MetLife Stadium de New York où il avait disputé la finale de la Coupe du Monde des clubs l’été dernier (0-3 contre Chelsea). Si les Bleus se qualifient, cinq joueurs du PSG seront concernés par la finale, dont trois ont participé aux six premiers matchs (le Ballon d’Or Ousmane Dembélé et les attaquants Bradley Barcola et Désiré Doué), le milieu Warren Zaïre-Emery qui a disputé ses premières minutes dans le tournoi lors du quart de finale contre le Maroc (2-0) et Lucas Hernandez, seul joueur de champ avec N’Golo Kanté à ne pas avoir encore été utilisé par Didier Deschamps dans la compétition. En cas de qualification de la Roja, le PSG sera représenté en finale par son milieu de terrain Fabian Ruiz, buteur contre la Belgique (2-1) en quarts de finale.
• La vente
Une pelouse critiquée mais très lucrative. La finale de la Coupe du Monde 2026 n’a pas encore eu lieu qu’il est déjà possible de s’en procurer un souvenir : la Fifa a décidé de mettre en vente, sur sa boutique en ligne, des morceaux de la pelouse installée au MetLife Stadium près de New York. Pour être en possession d’un bout d’herbe de 6,35 centimètres de côté, il faudra débourser 394 euros minimum. Trois autres versions sont proposées aux prix de 788, 1 050 ou 3 065 euros, et chacune d’entre elles sera commercialisée en 2 026 exemplaires. Chaque morceau sera enrobé de résine pour être préservé, et sera livré dans une boîte gravée du logo de la Coupe du Monde. Les acheteurs auront aussi à leur disposition une clé USB avec un film d’authenticité.
Pour les fans les plus extrêmes, l’édition « Héros », commercialisée à plus de 3 000 euros, mesurera 7,62 cm de côté et comprendra un billet souvenir en métal doré, ainsi qu’une réplique miniature du ballon de la finale et un trophée de la Coupe du Monde en cristal taillé. Ces morceaux de pelouse, qui provenaient d’une ferme de gazon en Caroline du Nord, ont été très critiqués par les joueurs. Mais ils devraient rapporter à la Fifa près de 10 millions d’euros.
• L’enquête
En pleine Coupe du Monde, le FBI ouvre une enquête pour corruption sur la fédération argentine de foot. Le timing ne pouvait pas plus mal tomber, alors que l’Argentine est l’une des nations favorites pour remporter la Coupe 2026 et qu’elle vient de se qualifier pour les quarts de finale. Selon les informations du quotidien argentin « la Nacion », « des procureurs fédéraux et des agents du FBI ont commencé à recueillir des témoignages concernant les opérations financières de la Fédération argentine de football (AFA) » effectuées aux Etats-Unis. Les autorités américaines cherchent à savoir comment l’organisation, présidée par Claudio « Chiqui » Tapia, a fait transiter « des centaines de millions de dollars » par le système financier américain, et si ces opérations peuvent être qualifiées de blanchiment d’argent ou de fraude.
Selon le quotidien conservateur argentin, il serait question d’au moins 260 millions de dollars, soit près de 228 millions d’euros. Une somme qui aurait transité par plusieurs banques américaines, telles que Bank of America, Citibank, JPMorgan, PNC Bank et Synovus. Toujours selon « la Nacion », plus de 50 millions de dollars auraient par ailleurs été versés par la Fédération de foot argentine à plusieurs sociétés et bénéficiaires, dont la justification économique reste floue. Des versements auraient également été effectués à des sociétés liées au trésorier de l’AFA et à sa famille. Pour l’heure, aucune infraction n’a été retenue et aucune mise en accusation n’a été prononcée.
Par Margaux Otter