Delphine Jubillar : "les fouilles continuent" après la découverte d'ossements, les médias et les curieux tenus à l'écart
En ce jeudi 16 juillet, l’affaire du meurtre de Delphine Jubillar a pris un nouveau tournant. En effet, plus de cinq ans après sa disparition, des ossements pouvant correspondre à ceux de l’infirmière, qui avait 33 ans au moment de son décès, ont été retrouvés.
C’est à une dizaine de kilomètres du domicile des Jubillar, lieu où le drame s’est déroulé, que ces morceaux de corps ont été retrouvés. Si cette découverte suscite le regard et l’intérêt de nombreux curieux, la gendarmerie a mis en place un sérieux dispositif pour tenir les médias et les curieux à l’écart de la zone de fouilles, où les recherches se poursuivent d’ailleurs.
Delphine Jubillar : la zone où se trouvent ses potentiels ossements, plus que protégée
Suite à ses aveux il y a dix jours, Cédric Jubillar a été auditionné à Toulouse, le 15 juillet, afin de donner des indications sur la localisation du corps de la mère de ses enfants. Suite aux indications du meurtrier, des fouilles ont donc eu lieu à une dizaine de kilomètres de Cagnac-les-Mines, commune où habitait le couple avec leurs enfants. Et cette zone de fouilles est très protégée : "On est sur un dispositif qui a été mis en place avec les gendarmes mobiles, pour interdire une zone, pour permettre des fouilles et des actes judiciaires en toute sécurité et en toute quiétude", a indiqué le lieutenant-colonel Stéphane Meyblum au micro de CNEWS, le 16 juillet.
Il incite ensuite à "respecter le secret de la procédure et le secret de l'enquête." Et comme les autorités savent que ce périmètre va être l’objet de tous les regards, il explique : "On a mis en place ce bouclage pour que tout le monde, que ce soit les médias ou que ce soit les curieux, reste à l'extérieur et qu'on puisse, nous, travailler correctement pour pouvoir mener à terme les investigations qui sont en train d'être menées."
Delphine Jubillar : quel dispositif pour retrouver ses ossements ?
Par la suite, le lieutenant-colonel explique que 100 personnes ont été déployées sur le terrain, dont des gendarmes, des équipes cynophiles, mais aussi des drones, pour éviter que des images ne soient prises par les airs. Si quelques ossements ont d’ores et déjà été retrouvés, il affirme que "les fouilles continuent".
Si tout porte à croire qu’il s’agit des ossements de Delphine Jubillar, l’information doit encore être confirmée. Il va falloir extraire le profil ADN, ce qui peut prendre entre 48 et 72 heures. Parallèlement, des médecins légistes vont examiner les restes et leur environnement afin de tenter d'établir les causes du décès. Si des fractures du crâne ou du larynx peuvent encore révéler des indices, déterminer avec certitude un éventuel étranglement ou une asphyxie près de six ans après les faits s'annonce particulièrement complexe.
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