Déficit budgétaire du Qatar plus que doublé à 5 mds € au 2e trimestre, perturbation du GNL
Publié le 09/09/2026 - 14:06 UTC+2
Le déficit budgétaire (source en anglais) du Qatar a plus que doublé pour atteindre 21,2 milliards de riyals (5 milliards d’euros) au deuxième trimestre 2026, a annoncé mardi le ministère des Finances.
Il s’élevait à 10,3 milliards de riyals (2,44 milliards d’euros) au premier trimestre.
Les recettes totales ont atteint environ 25,6 milliards de riyals (6,06 milliards d’euros), tandis que les dépenses (source en anglais) se sont élevées à quelque 46,9 milliards de riyals (11,1 milliards d’euros).
Le 25 août, le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed al-Ansari, a contesté les informations faisant état de coupes dans les dépenses publiques, estimant que les chiffres avaient été sortis de leur contexte.
Il a indiqué que les réductions allant jusqu’à 30 % ne concernaient que les dépenses de fonctionnement et excluaient les salaires ainsi que les projets d’investissement. Il a présenté ces mesures comme des dispositions temporaires mises en place au début de la crise régionale.
Les deux déficits trimestriels portent le déficit du premier semestre à 31,5 milliards de riyals (7,45 milliards d’euros), au-delà des 21,8 milliards de riyals (5,16 milliards d’euros) initialement prévus pour l’ensemble de l’année 2026.
Livraisons de GNL perturbées
Les perturbations des livraisons de gaz naturel liquéfié du Qatar ont également touché les acheteurs européens.
Le 28 août, la société italienne de services publics Edison a indiqué que QatarEnergy avait prolongé la déclaration de force majeure sur les livraisons jusqu’au début du mois de novembre, portant à 29 le nombre de cargaisons de GNL concernées par leur contrat d’approvisionnement.
Edison a assuré qu’elle pouvait se procurer des approvisionnements gaziers alternatifs et continuer à honorer ses engagements envers ses clients.
Selon des données de suivi des navires rapportées le 7 septembre, six méthaniers liés au Qatar, vides, se trouvaient dans le golfe d’Oman ou faisaient route vers cette zone.
Le rapport citait également des données de Kpler indiquant qu’un autre navire vide avait franchi le détroit d’Ormuz en direction du Qatar.
Le même rapport faisait état de 15 méthaniers chargés restant à l’intérieur du Golfe, tandis que deux navires vides avaient rebroussé chemin après s’être approchés du détroit. Ces mouvements, à eux seuls, ne suffisaient pas à confirmer une reprise des exportations régulières.