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Défense d’Ary Abittan et de B.B., duo avec Enrico Macias, soutien aux pompiers du Var, invocation de la pluie... Mireille Mathieu sur tous les fronts à Saint-Tropez

Les habituels chants entonnés sous le clocher tropézien, en présence d’une petite dizaine de proches, dont ses deux sœurs Christiane et Matite, avaient une résonance particulière cette année. Mireille Mathieu a des messages à faire passer durant son séjour chez ses amis Madar (Interparfums). Elle veut le faire savoir au fil d’une rencontre au Caprice des deux et au terme d’une traversée du centre ancien où la chanteuse qui vient de souffler ses 80 bougies est stoppée régulièrement par des admirateurs qui la couvrent de marque de sympathie.

Il s’est déroulé en plusieurs étapes. A Avignon tout d’abord le 22 juillet. Moment extraordinaire - et rare - puisqu’étaient réunis mes treize frères et sœurs au complet à l’Hôtel de l’Europe  ! C’est même mon frère Vincent, le cadet de la fratrie et pâtissier à Mouriès, qui a signé le gâteau. L’ambassadeur de Chine pour qui je représente l’amitié entre nos deux pays, m’a offert un vase. L’ambassade de Russie et le représentant de la Culture auprès du président Poutine, m’ont écrit que j’étais « la seule française à toucher l’âme slave ». Aucun mot de représentants français en revanche... L’anniversaire s’est prolongé à Saint-Tropez par une surprise de mes amis Madar qui ont organisé une sublime fête avec une quarantaine de personnes. J’ai même chanté en duo « Les gens du Nord » avec le maître Enrico Macias. «Maître», car il m’avait permis, moi petite débutante, de me produire avant lui lors d’un gala sous chapiteau en Avignon en 1964. Avant même mes débuts à Télé Dimanche  ! Il y avait aussi Ary Abittan qui nous a fait beaucoup rire avec un one-man show  !

Avec son clan, dont ses sœurs Matite et Christiane, et Catherine Madar, dans les venelles tropéziennes.
Avec son clan, dont ses sœurs Matite et Christiane, et Catherine Madar, dans les venelles tropéziennes.
Sophie Louvet / Nice Matin

Puisque vous l’évoquez, votre avis sur les épisodes judiciaires passés et la mobilisation féminine qui se poursuit contre lui  ?

Je connaissais Ary d’avant. C’est un ami et un grand artiste. Il bénéficie d’un non-lieu, donc qu’il continue à se produire  !

Une quarantaine d’opposants à l’humoriste, Ary Abittan ont perturbé, ce mercredi soir, à l’auditorium du casino de Hyères, l’entrée du spectacle.

Ce 14 juillet sortait votre Marseillaise réorchestrée. Annonciateur d’un nouvel opus  ?

C’est la version Berlioz avec l’orchestre symphonique de Prague et les chœurs de l’institut musical de Vendée. Uniquement sur les plateformes pour l’instant.Parallèlement ma tournée des 60 ans se prolonge, après l’Olympia et Avignon, avec des dates en Allemagne en septembre-octobre, avant de retourner à Prague, Bratislava et peut-être au Québec en 2027. Année où devrait sortir mon nouveau disque dont j’ai enregistré déjà quelques titres à Prague, comme Je pense à toi souvent, Priez pour moi, Poussière de lune, Oh Prends Mon Âme...

Vous chantiez aux obsèques tropéziennes de Brigitte Bardot en janvier. Comment prolongez-vous sa cause  ?

Je lui ai de nouveau dédié Panis angelicus interprété en l’église tropézienne. Chaque été je fais une messe en Avignon pour mes parents disparus. Elle sera aussi pour Brigitte. A part les belles phrases Pierre Arditi, je trouve aberrant le silence du monde artistique lors du décès de Brigitte... Elle représente la France dans le monde entier  ! Dès que je peux je relaie son message sur la cause animale, comme elle me l’avait demandé, surtout la lutte contre les abandons...

Votre autre cause de l’été, ce sont les sapeurs-pompiers...

Oui, tous ceux mobilisés et les personnes dans le dénuement suite aux incendies  ! Je leur ai aussi dédié une chanson aujourd’hui à Saint-Tropez, Santa Maria de la mer, et j’ai brûlé des cierges pour invoquer la pluie  ! Au lieu de dépenser pour faire la guerre, l’Etat ferait mieux de commander des Canadairs dont on manque tant  !

« Trump ou Poutine ? » Le questionnaire « poil à gratter » avec Mireille

Une série de questions en rafale pour terminer l’entretien.

Clim’ ou courant d’air  ?

A Paris je n’ai pas de climatiseur  ! C’est infernal, mais c’est pour protéger ma voix. Cela devient intenable, donc je vais devoir finir par m’équiper...

Trump ou Poutine  ?

Difficile... Je choisis le Bon Dieu  ! Mais ce serait bien que ces deux-là se rencontrent pour la paix. Le rôle de la Chine aussi serait déterminant  !

Cathédrale ou château  ?

Église. J’ai eu la chance de visiter Notre-Dame-de-Paris restaurée en juin et je n’ai pas pu m’empêcher de chanter Panis angelicus dans la nef. Quel instant sublime... Et les gens n’en revenaient pas  !

La visite annuelle de Mireille Mathieu à St-Tropez, s'est déroulée par un passage à l'église.
La visite annuelle de Mireille Mathieu à St-Tropez, s'est déroulée par un passage à l'église.
Sophie Louvet / Nice Matin

Paul Anka ou Patrick Duffy  ?

J’ai enregistré des duos avec les deux. Paul, je l’ai côtoyé plus longtemps car on a fait tout un disque ensemble mais Patrick, aussi, est extraordinaire. Je l’ai même revu en Allemagne pour réinterpréter Together We’re Strong lors d’un show télé en 2018.

Scène ou studio  ?

La scène pour tout l’amour que l’on reçoit, comme lors de ma dernière date à l’Olympia.

Yoga ou gym tonic  ?

Pour me ressourcer et l’espoir que cela apporte, je choisis la prière  !