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Décryptage. De l’Olympia au Louvre, le Paris méconnu de Céline Dion

Avant de retrouver la scène, la chanteuse a promis de tout donner. Derrière ce retour, quarante ans de liens, parfois insoupçonnés, avec la capitale.

J. T-T. -

Aujourd’hui à 07:00 | mis à jour aujourd’hui à 07:04

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« Je veux leur montrer que je suis en vie ». Dans un entretien accordé cet été au magazine Harper’s Bazaar, Céline Dion a résumé l’état d’esprit de son retour. La chanteuse dit vouloir tout donner sur scène, quitte à se ménager en dehors. Elle a prévenu ses fans qu’elle sortirait peu, préférant se reposer pour tenir le rythme de trois concerts par semaine. Une discipline nouvelle pour celle qui, à Paris, avait pourtant ses habitudes.

Son histoire avec la ville remonte à ses débuts. C’est à l’Olympia, à l’automne 1984, qu’elle monte pour la première fois sur une scène parisienne : elle a 16 ans et assure la première partie de Patrick Sébastien. Dix ans plus tard, le public français bascule quand elle chante Là-bas avec Jean-Jacques Goldman aux Enfoirés. De leur complicité naît D’eux, enregistré à Paris fin 1994, qui deviendra le plus gros succès francophone de l’histoire. Le lien avec Goldman ne s’est jamais rompu : c’est lui qui signe Dansons, le titre inédit sorti en avril à l’annonce de sa résidence, leurs premières retrouvailles depuis leur dernier titre commun en 2016.

Un port d’attache et quelques secrets

Suivent les grands rendez-vous : le Zénith, dont un concert de 1995 donnera l’album Live à Paris, le Stade de France en 1999, puis la tour Eiffel des Jeux olympiques de 2024. Lors de ces concerts au Zénith, elle avait un soir perdu la voix sur scène, incident rare dans sa carrière.

À chaque séjour, la star pose ses valises au Royal Monceau, avenue Hoche, à deux pas de l’Arc de Triomphe. Mais son Paris ne se limite pas aux palaces. En 2024, entre deux répétitions olympiques, elle s‘était offert une visite au Louvre, disant y puiser beauté et inspiration. Ses proches la décrivent gourmande de pâtes et de glace, attachée à la liberté qu’elle trouve dans la ville, qu’elle disait vouloir retrouver bien avant les JO : « Mon objectif est de revoir la tour Eiffel », confiait-elle à Vogue France en 2024. C’est aussi ici qu’elle s’est réinventée en icône de mode, à partir de 2016, quelques mois après la mort de son mari René Angélil, en multipliant les apparitions aux défilés de haute couture.

Cette fois, Paris attendra

Rien de tout cela cet automne. « C’est mon deuxième chez-moi », a-t-elle lancé à son arrivée, le 28 août, avant de reconnaître qu’elle ne profiterait pas de la ville comme d’habitude. Atteinte du syndrome de la personne raide, une maladie neurologique rare, elle a fait le choix du repos. « Je dois garder mon énergie, me reposer, faire les spectacles », a-t-elle expliqué à ses fans. Pour une fois, son Paris se résume à son hôtel et à la scène.

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