La Coupe du monde de canoë à Montréal, « un succès »
Lorsqu’il a été officiel que Montréal allait accueillir la Coupe du monde de canoë, le président de Canoe Kayak Canada, Casey Wade, était bien sûr content, mais il reconnaît qu’il y avait dans l’air une certaine odeur d'incertitude.
C’est la première Coupe du monde hors de l’Europe en 25 ans. Canoe Kayak Canada jouait les hôtes pour la première fois, donc on apprenait et on faisait du mieux que l’on pouvait, peut-il aujourd'hui en rire, à quelques heures de la conclusion de l’événement.
S’il semble si détendu sur ce dock flottant dans le Bassin olympique au parc Jean-Drapeau, lieu de la compétition, c’est que l’organisation a été excellente, du début à la fin.
Ça a juste été magique. [...] Tous les athlètes, qu’ils soient canadiens ou non, ont aimé le site, ils ont aimé prendre le métro, que ce soit durable et vert, explique Wade.
Le président de la Fédération internationale de canoë (FIC), Thomas Konietzko, abonde dans le même sens. Ça a été un succès, et je ne peux que féliciter Canoe Kayak Canada pour organiser cet événement de manière si professionnelle.
Je dois avouer que nous avions certaines craintes en accordant une compétition si importante à des organisateurs expérimentés, ajoute-t-il.
Ces craintes pouvaient être sur différents sujets, que ce soit l’administration, le transport ou la construction, mais Konietzko est incapable de trouver une seule chose qui aurait pu être mieux.
La FIC n’était pas sûre combien d’athlètes allaient venir, mais on a finalement eu plus de 800 participants de 64 pays. Ils espéraient la moitié de ça, se réjouit Wade.
L’avenir, hors de l’Europe
Le canoë est un sport traditionnellement européen, mais le président de la FIC tente maintenant de développer sa popularité hors de ses frontières habituelles.
Nous avons besoin de plus d’attention mondiale. C’est pourquoi nous avons implémenté une stratégie d’avoir au moins une Coupe du monde hors de l’Europe par année. Nous allons au Japon en 2027, s’est réjoui Konietzko, qui a aussi souligné que l’événement montréalais était diffusé en direct au Brésil, aux États-Unis et, bien sûr, au Canada sur les continents américains.
Montréal pourrait d’ailleurs être en bonne position pour continuer d’accueillir certains des plus grands événements de canoë au monde.
Nous n’avons aucune crainte de retourner à Montréal à l’avenir. [...] Nous ne pouvons qu’encourager Canoe Kayak Canada à appliquer pour recevoir plus de compétitions, indique-t-il.
Ces propos ont trouvé une oreille grande ouverte, celle de Casey Wade. On est en train de penser à une stratégie pour recevoir d’autres Coupes du monde durant les prochaines années, potentiellement à Montréal et à Halifax.
Konietzko a aussi nommé le Mexique, la Chine, l’Inde et les États-Unis comme d’autres cibles de pays qui pourraient accueillir certains événements dans le futur.
Jensen continue d’épater
Sur l’eau, la Québécoise Sophia Jensen a continué de bien performer à Montréal, dimanche. Elle a collecté une médaille d’argent pour le deuxième jour de suite, cette fois à l’occasion du C-1 200 m.
Le 200 m va tellement vite, tout peut se passer sur cette distance. Je suis vraiment excitée par ce résultat. Je veux toujours finir première, mais Liudmyla [Luzan] est une bonne athlète, c’est bien d’être sur le podium avec elle, a-t-elle expliqué, reconnaissant ainsi la belle course de la médaillée d’or, Liudmyla Luzan.
Championne à Paris, Katie Vincent a connu une dure journée samedi, alors qu’un blocage mental l’a empêchée de performer à son meilleur niveau.
La résilience fait partie du sport. Je ne me sens toujours pas à mon sommet, mais, des fois, tu embarques dans le bateau avec tes coéquipières, tu te nourris de leur énergie, et tu obtiens un bon temps, a-t-elle indiqué, alors qu’elle prenait part au C-4 500 m.
Élizabeth Desrosiers-McArthur était sur le bateau avec Vincent, alors qu’elle participait à sa première Coupe du monde.
C’était vraiment une belle expérience, j’ai appris beaucoup de choses, surtout parce que je suis quelqu’un qui fait principalement des compétitions individuelles, alors là, ça m’a permis de pratiquer en équipe.