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De "petit gros" à meilleur "ami" ? Après sa volte-face, Donald Trump annonce qu'il rencontrera Kim Jong-Un

Donald Trump a annoncé ce week-end sur Truth Social qu'il rencontrerait Kim Jong-un avant la fin de l'année, malgré leurs tensions passées. Cette déclaration intervient alors que le président américain a estimé à 57 le nombre d'armes nucléaires nord-coréennes, un chiffre contesté par la Corée du Sud.

"Nous nous entendons à merveille". C’est en ces termes que Donald Trump a commenté, ce week-end sur Truth Social, une photo le montrant aux côtés de Kim Jong-un. Le président américain, qui avait par le passé multiplié les invectives contre le dirigeant nord-coréen, le qualifiant notamment de "petit gros" ou de "criminel haineux condamné à mort par le peuple coréen", a assuré mercredi à la surprise générale qu’il le rencontrerait avant la fin de l’année.

"Oui, je le rencontrerai", a répondu le président américain, interrogé à ce sujet alors qu'il faisait visiter des chantiers en cours à la Maison Blanche à quelques journalistes. La rencontre pourrait, selon plusieurs observateurs, avoir lieu en novembre en marge du sommet de l'Apec (Coopération économique de l'Asie-Pacifique) en Chine.

La Corée du Nord posséderait entre 80 et 120 armes nucléaires

Le milliardaire de 80 ans a aussi livré une estimation officielle et d'une précision rare de l'arsenal nucléaire nord-coréen, estimant que le pays était doté de "57 armes nucléaires""Cela n'aurait jamais dû arriver. (...) Si j'avais été président, je ne l'aurais pas permis", a ajouté le dirigeant républicain, qui a répété qu'il s'entendait "très bien" malgré tout avec le dirigeant nord-coréen.

La Corée du Nord disposerait en réalité de 80 à 120 armes nucléaires, à en croire le ministre sud-coréen de la Défense. "Nous estimons généralement ce nombre à environ 80 à 120", a-t-il déclaré, quelques heures après l'estimation de Donald Trump.

Un duo qui déstabilise le monde ?

Depuis son premier mandat (2017-2021), et notamment après leur première rencontre à Singapour le 12 juin 2018, Donald Trump se targue d’entretenir une relation privilégiée avec le leader nord-coréen, dont le pays est considéré par le renseignement américain comme une menace majeure pour la sécurité des États-Unis.

Un an plus tard, le 30 juin 2019, Donald Trump est devenu le premier président des États-Unis à fouler le sol nord-coréen. Dans un moment resté célèbre, il a fait quelques pas le long de la zone démilitarisée puis sur le territoire du Nord. "C’est un grand jour pour le monde", vantait-il alors.

Cette relation est revenue sur le devant de la scène quand le président américain, à la surprise générale, a décidé dimanche d'écourter des exercices militaires conjoints avec la Corée du Sud, qui selon lui envoyaient "un signal totalement inapproprié et hostile" à Pyongyang.

Donald Trump et Kim Jong Un se sont rencontrés trois fois pendant le premier mandat du président américain. Avant lui, aucun chef d'Etat américain n'avait jamais rencontré de dirigeant nord-coréen.