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Dans le village natal de Mladic, les Serbes de Bosnie saluent leur héros avant ses funérailles à Belgrade

Les funérailles de Ratko Mladic auront lieu lundi à Belgrade, mais sa dépouille est exposée au public à compter de ce samedi dans la capitale serbe. Mort la semaine dernière en prison à La Haye, l’ancien chef militaire des Serbes de Bosnie avait été condamné à la perpétuité pour génocide et crimes contre l’humanité, notamment pour le massacre de plus de 8 000 hommes et adolescents à Srebrenica et les quatre ans du siège de Sarajevo.

Publié le : 05/09/2026 - 07:12

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Avec notre correspondant de retour de Kalinovik, Louis Seillier

Le « boucher des Balkans », comme la presse de l’époque le surnommait, continue de hanter des Balkans toujours divisés. Pour beaucoup de Serbes, il reste un héros, notamment à Kalinovik, son village natal dans le sud de la Bosnie.

« C’est de la terre qu’on a récupérée dans le jardin familial de Ratko Mladic, et qu’on va lui lancer sur sa tombe, à Belgrade », expliquent Djordjo et Boro. À plus de 75 ans, ils ont fait plusieurs heures de route pour venir se recueillir devant la maison de naissance de Ratko Mladic. Ils repartiront avec cette poignée de terre, destinée à accompagner le cercueil de l’ancien chef militaire des Serbes de Bosnie.

« Après sa mort, j’ai vu que le monde entier le présentait comme un criminel, comme le seul responsable de la guerre… C’est une immense injustice ! Toute cette injustice subie par notre général, alors que le monde entier s’est soulevé pour détruire les Serbes », assurent-ils.

À trois kilomètres de là, à l’entrée de la petite ville de Kalinovik, Sladjana, 44 ans, fait poser son fils de 11 ans devant un portrait de Ratko Mladic au garde à vous. Cette Serbe installée en Autriche conteste, elle aussi, le verdict de la justice internationale. « On s’est arrêté pour prendre une photo et pour rendre hommage au général. Je sais que c’était un homme juste, qui voulait sauver les femmes et les enfants. Il n’a rien à voir avec ce qu’on dit de lui en Occident. »

Trente ans après la guerre, les condamnations de la justice internationale n’ont pas suffi à effacer le prestige de Ratko Mladic auprès d’une partie des Serbes de la région.

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