Manuel de cuisine du Poilu ou masques à gaz : des « trésors de guerre » en vente au Mémorial de Dannemarie
Depuis deux mois au Mémorial de Haute-Alsace à Dannemarie, un nouvel espace de vente valorise le patrimoine militaire ancien. Une initiative qui offre une seconde vie à des objets le plus souvent transmis de génération en génération.
Nathalie Thomas -
Aujourd’hui à 12:33
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Bien souvent, les anciennes habitations recèlent de véritables « trésors de guerre », transmis entre générations, et qu’il est difficile de jeter ou de garder par manque de place. À Dannemarie, le Mémorial de Haute-Alsace propose une alternative pour que ces objets ne finissent pas dans une benne comme un banal déchet. « Les propriétaires signent une convention », cédant à titre gratuit la pleine propriété du bien au Mémorial, explique Salomé Weber, chargée d’accueil.
Lanterne pliable, manuel de cuisine du Poilu… Des objets « originaux » pouvant aussi servir de cadeaux souvenirs. Photo Nathalie Thomas
Cette formalité administrative autorise le Mémorial à intégrer le bien dans ses collections, réserves, expositions ou à les revendre si le donateur a choisi cette option, afin que la vente se fasse au profit du musée. Son identité pourra figurer sur des supports de communication et d’exposition ou il pourra rester anonyme s’il le souhaite.
Deux vitrines permettent déjà de présenter une cinquantaine de pièces disponibles à l’achat. Photo Nathalie Thomas
Un masque à gaz civil allemand datant de la Seconde guerre mondiale vendu pour 20 euros. Photo Nathalie Thomas
Un don par semaine
Ouvert depuis début juin, cet espace dédié aux effets militaires français, allemands ou suisses datant des deux guerres mondiales a déjà suscité l’intérêt de collectionneurs ou de visiteurs. Actuellement, il est possible d’acquérir des casques allemands, des pansements, des gourdes, un ouvrage sur la cuisine du Poilu, un uniforme russe, un paquet de cigarettes de troupe, des calots, des munitions pour fusil Moser, des raquettes de l’armée américaine… « à des prix très corrects », explique Jérémy Basler, guide bénévole et collectionneur.
« Il y a actuellement un don par semaine », poursuit Salomé Weber, évoquant un début prometteur avec des objets destinés à avoir de nouveaux propriétaires, poursuivant la préservation de la mémoire collective, en repartant du musée avec une partie d’histoire.