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D'un tapis rouge à l'autre : "Quand je m'occupais d'un comédien, j'étais un couteau suisse"

Deauville, septembre 2014. Tandis que les stars américaines prennent leur quartier dans les grands hôtels du front de mer, nous croisons Cédric Klapisch, qui fait son check-in au Normandy. "Je suis venu pour bosser", nous confie-t-il. "Ce soir, je vais filmer l'arrivée des acteurs et des personnalités sur le tapis rouge. Ce sont des images qui vont me servir pour une nouvelle série sur laquelle je travaille, pour France 2". On l'ignore encore, à ce moment précis, mais la série s'appellera Dix pour cent et le réalisateur (également producteur et directeur artistique) sera à la manœuvre pour les deux premiers épisodes.

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La fin d'une aventure

Nous sommes à l'aube d'un incroyable succès, critique et d'audience et tout commence là où se referme le film qui vient de débarquer sur Netflix : sur un tapis rouge. Douze ans plus tard, les images qui referment Dix pour cent, le film, ont été mises en boîte lors du dernier festival CanneSéries avec, cette fois, Emilie Noblet derrière la caméra. Une jolie manière de boucler la boucle puisque, d'après Dominique Besnehard, célèbre agent et créateur de la série, le film marque bien la fin de l'aventure. "Je suis content qu'on clôture la série par un long métrage parce que j'estime qu'une nouvelle saison aurait été de trop", confiait-il récemment à nos confrères de 20 minutes.

Dominique Besnehard, qui n'a jamais dit non à une petite apparition dans un film (de Tenue de soirée à Mon crime en passant par Podium), est aujourd'hui "retraité". Il n'a pas fallu attendre ce pas de côté, toutefois, pour qu'il livre quelques secrets et anecdotes qui ont alimenté les scénarios des saisons successives de la série. Même si, comme il le fait remarquer, le métier a bien changé. "Quand je m'occupais d'un comédien, je m'occupais de ses contrats, de trouver des films et aussi des conseils sur la promotion, sur la façon dont il s'habillait. J'étais un couteau suisse", dit-il. "Maintenant, il y a je ne sais pas combien de personnes autour des talents. Je ne suis pas très fou des agents d'images".

Cela se sait peu – et Dix pour cent le montre avec humour – mais ce sont aussi les agents qui gèrent les contrats passés avec les marques, qui veillent à ce que les acteurs ne soient pas surexposés (pour ne pas lasser le public), donnent leur avis sur les bijoux, les robes, les smokings et les chaussures. "Mon seul regret est qu'on n'a jamais abordé le sujet des addictions pourtant très présent dans nos professions", lâchait encore Dominique Besnehard dans 20 minutes. Pas de doute qu'il y aurait, là aussi, matière à un film…

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