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Népal : l’ADN pour identifier les Canadiens disparus

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Huit jours après la crue qui a frappé le Népal et la Chine, faisant près de 1300 morts, le gouvernement canadien a recours aux prélèvements d’échantillons d'ADN auprès des familles des 29 Canadiens toujours portés disparus.

La GRC et des forces de police népalaises et chinoises sont mises à contribution.

Parmi les personnes qui manquent à l’appel figurent environ 800 étrangers, touristes, pèlerins ou ouvriers.

Quant au bilan des victimes, il a continué à s'aggraver avec 1280 morts – 1259 sur le sol népalais et 21 dans le territoire chinois du Tibet – pour un nombre de disparus en forte hausse à 5624, indiquent les autorités.

À Katmandou, on a procédé à l’enterrement de plusieurs dizaines de corps non identifiés dans des fosses communes, trop nombreux pour être conservés ou identifiés individuellement.

Les proches de victimes de la crue accomplissent des rites lors des cérémonies de crémation de leurs corps.

Les proches de Tham Bahadur Pun et de Chausara Pun, décédés lors de la crue, accomplissent des rites au cours de cérémonies de crémation à l'aide d'effigies, leurs corps n'ayant pas été retrouvés, au temple de Pashupatinath, à Katmandou, au Népal, le 3 septembre 2026.

Photo : Reuters / Adnan Abidi

Le défi de l'aide aux sinistrés

Dans le chaos qui a suivi cette crue soudaine, les autorités sur place, qui peinent à gérer les évacuations et l'identification des victimes, font face au défi de l’aide à apporter aux dizaines de milliers de sinistrés qui manquent de tout.

Les autorités népalaises, citées par l'ONU, ont dénombré près de 85 000 sinistrés.

Lors d'un point d'information jeudi, le ministre népalais des Affaires étrangères, Shisir Khanal, a évoqué un tsunami himalayen.

La magnitude du désastre, la magnitude des destructions sont tout simplement inimaginables, a déclaré Lila Pieters Yahia, coordinatrice des agences onusiennes à Katmandou.

La crue a emporté bâtiments, ponts, routes et infrastructures de la région, notamment les barrages hydroélectriques en service ou en chantier, désormais ensevelis sous une mer de boue.

L'accès [aux sinistrés] reste très, très, très difficile, a relevé Mme Yahia. Nous faisons tous de notre mieux.

Dans les secteurs les plus isolés, le ravitaillement en nourriture, en eau et en équipement n'est possible que par hélicoptère, par drone et, si nécessaire, par porteur, dans la tradition des sherpas himalayens.

Malgré les camps de fortune dressés par les autorités, la situation des déplacés reste très précaire.

Des personnes se tiennent à côté de boîtes et d'aliments.

Des survivants des inondations soudaines se rassemblent pour recevoir de l'aide de base dans un camp de secours temporaire à Devighat, dans le district de Nuwakot, au Népal, le 3 septembre 2026.

Photo : Getty Images / ARUN SANKAR / AFP

Le Népal a mobilisé toutes les ressources possibles, mais nous reconnaissons que l'ampleur et la complexité de ce désastre requièrent le soutien et la solidarité internationaux, a reconnu le porte-parole de la diplomatie népalaise, Lok Bahadur Poudel Chhetri.

Pendant ce temps, du côté népalais, des équipes de sauveteurs continuent l’exploration de plusieurs tunnels situés sur les sites de centrales hydroélectriques ou de barrages en construction qui ont été balayés par la crue.

De nombreuses personnes, toujours sans nouvelles de leurs proches, continuent à faire la tournée des hôpitaux ou à se rendre au bureau de la police touristique dans la capitale Katmandou, espérant obtenir des informations sur leur sort.

Un homme parle avec une femme derrière un bureau.

Des membres de la famille de disparus se préparent à donner des échantillons de sang destinés à des tests d’ADN pour identifier leurs proches, à l’hôpital de la police népalaise, à Katmandou, le 3 septembre 2026.

Photo : Getty Images / MANAN VATSYAYANA / AFP

Le premier ministre népalais, Balendra Shah, a imputé le désastre au réchauffement de la planète, le qualifiant d'avertissement sérieux sur les risques qu'il fait peser sur l'Himalaya.

De nombreux travaux scientifiques ont révélé que la chaîne himalayenne se réchauffait plus vite que la moyenne, causant une fonte accélérée des glaciers qui augmente les risques de catastrophe naturelle.

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Avec les informations de La Presse canadienne et Agence France-Presse