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Qui a le droit de bénéficier de l’aide « grands rouleurs » ?

Annabelle Rochet

Annabelle Rochet

Publié le 29/09/2026 à 07h02 • Mis à jour le 29/09/2026 à 07h02

L'essentiel

  • Pour compenser la hausse des prix à la pompe, le gouvernement renouvelle son aide « grands rouleurs » pour la fin de l’année 2026.
  • Cette indemnité forfaitaire de 100 euros pour trois mois sera équivalente à 40 ct/L et concernera 5,5 millions de Français contre 3 millions au printemps.
  • Pour y prétendre, les conducteurs Français doivent répondre à plusieurs critères : ressources, nombre de kilomètres parcourus dans le cadre de leur activité professionnelle, type de véhicule…

L’aide aux « grands rouleurs » a été prolongée jusqu’à la fin de l’année par le gouvernement alors même que le prix du carburant n’a jamais été aussi élevé en France. Son nombre de bénéficiaires est désormais élargi à 5,5 millions, contre 3 millions précédemment. Pour la percevoir, il faut respecter plusieurs conditions. On fait le point.

Qui peut en bénéficier ?

Cette aide de 100 euros pour trois mois est destinée aux Français domiciliés fiscalement en France et âgés d’au moins 16 ans au 31 décembre 2024. Pour l’obtenir, ils doivent gagner : « jusqu’à 2.050 euros pour une personne seule », « 4.070 euros net pour un couple » ou « 6.100 euros pour un couple avec deux enfants », à condition qu’ils effectuent chaque jour au moins 15 kilomètres pour aller travailler (30 aller-retour) ou 8.000 kilomètres par an dans le cadre de leur activité professionnelle.

Ces précisions communiquées la semaine dernière par la porte-parole du gouvernement et ministre déléguée à l’Énergie, Maud Bregeon, « représentera l’équivalent de 40 centimes par litre de carburant pour deux mois en moyenne » contre 20 centimes par litre de carburant auparavant.

Tous les véhicules sont-ils éligibles ?

Les conducteurs sont éligibles à l’aide « grands rouleurs » s’ils disposent « d’un véhicule terrestre à moteur à deux, trois ou quatre roues » ou d’un véhicule à « motorisation thermique ou hybride non rechargeable. Ce dernier doit être « régulièrement assuré », précise le ministère de l’Economie, et utilisé à des fins professionnelles.

Sont exclus du dispositif : les véhicules électriques, à hydrogène, les quadricycles lourds à moteur, les véhicules agricoles et les poids lourds. Mais aussi « les véhicules de fonction ou de service (la carte grise est au nom de l’entreprise pour un véhicule de fonction) qui font l’objet de prises en charge spécifiques par l’employeur », précise le ministère. Le site gouvernemental précise que cette aide ne peut être accordée qu’une seule fois pour un même véhicule.

Comment l’obtenir ?

« L’aide sera automatiquement versée à tous les Français qui ont déjà été bénéficiaires de l’aide de 100 euros couvrant les mois d’avril à septembre 2026 », mentionne le site du ministère de l’Economie. Si ce n’est pas le cas, les usagers qui répondent aux critères sont invités à se rendre sur le site impots.gouv.fr pour une simulation. S’ils sont éligibles, ils devront ensuite se munir de : leur dernier avis d’impôts sur les revenus, leur numéro fiscal, le numéro d’immatriculation de leur véhicule « utilisé à des fins professionnelles » et du numéro de carte de grise.

Quand sera-t-elle versée ?

Une fois la demande effectuée, l’aide « grands rouleurs » sera « versée sur le compte bancaire du bénéficiaire communiqué dans le cadre de l’impôt sur le revenu dans un délai d’environ dix jours », détaille le ministère.

Des contrôles seront-ils effectués et quelles sont les sanctions ?

Une fois l’aide « grands rouleurs » obtenu, le bénéficiaire devra conserver les justificatifs « permettant d’établir son éligibilité pendant une durée de cinq ans ». L’administration pouvant exercer un contrôle sur cette même période. Le conducteur bénéficiera d’un délai d’un mois pour fournir les documents. Mais attention, « en cas de versement indu, les sommes sont récupérées », précise le ministère de l’Economie. Elles pourront « être majorées de 50 % en cas de manquement délibéré et de 100 % en cas de manœuvres frauduleuses ».