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Gianni Infantino sous pression: le CEO de la Pro League Lorin Parys plaide pour une réforme de la FIFA

Il y a comme un parfum de crise à la FIFA. Sous pression, et même lâché par Donald Trump, Gianni Infantino a réuni plusieurs cadres de la fédération internationale ce mercredi, au Maroc.

Une réunion de crise qui a permis au Suisse de recevoir le soutien du conseil d'administration, avant de publier des excuses après la polémique sur l'ouverture de la Coupe du monde à des investisseurs privés. Non sans montrer les crocs : "La FIFA ne tolérera pas des attaques sur son intégrité et prendra les mesures nécessaires pour défendre sa réputation."

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Une situation qui a fait réagir Lorin Parys (CEO de la Pro League belge) ce jeudi matin. Invité de Radio 1, le dirigeant n'a pas épargné l'instance mondiale du football et son président Gianni Infantino.

"Infantino ne démissionnera pas de lui-même" a-t-il d'abord tranché. Le soutien dont dispose encore le patron de la FIFA en interne laisse en effet peu de place au doute.

Pour le CEO de la Pro League, le débat ne doit donc pas uniquement se concentrer sur l'identité du président. Le problème serait plus profond et concernerait l'ensemble du modèle de gouvernance de la FIFA.

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Une réforme complète de la FIFA

Selon Lorin Parys, les décisions prises au sommet de l'organisation ne tiennent pas suffisamment compte des réalités vécues par les acteurs du football au quotidien : clubs, ligues, joueurs et supporters.

Le dirigeant de notre football a d'ailleurs publié une tribune dans l'hebdomadaire britannique "The Economist" à ce sujet. Il y dévoile sa vision pour un "meilleur football".

"Le pouvoir de la FIFA est aujourd'hui si étendu qu'elle est à la fois l'arbitre sur le terrain et l'équipe qui s'y trouve", résume-t-il. "Lorsqu'il s'agit d'élargir le calendrier, de libérer des joueurs pour des compétitions internationales ou de prendre des décisions concernant la commercialisation d'une compétition, il doit y avoir une concertation avec tous les acteurs", explique Parys. Selon lui, les clubs (qui rémunèrent les joueurs) et les ligues (qui permettent leur développement) doivent participer aux décisions importantes au même titre que les joueurs et les fédérations.

Pour Lorin Parys, remplacer Gianni Infantino ne serait pas une solution miracle. Seule une réforme complète permettra à la FIFA de retrouver une légitimité auprès de l'ensemble du monde du football.