Coupe du monde de Rugby à XIII : Australie – Nouvelle-Zélande : les Kangaroos arrachent un succès au bout du suspense !
Quel choc ! Dans une Allianz Stadium en fusion, l’Australie et la Nouvelle-Zélande ont livré un combat d’une intensité rare, entre impacts dévastateurs, défenses héroïques et fulgurances individuelles. Longtemps bousculés par des Kiwis ambitieux, les Kangaroos ont pu compter sur un Reece Walsh électrique et un Cameron Munster inspiré pour rester dans la course. Mais alors que la Nouvelle-Zélande semblait tenir son exploit, Jack Bostock a surgi à quatre minutes du terme pour faire basculer la rencontre. Score final : 24-22 pour l’Australie, qui lance idéalement sa campagne et rappelle qu’elle n’a aucune intention de céder sa couronne mondiale.
Sydney en fusion pour un duel de titans
La Coupe du monde ne pouvait rêver meilleur lancement ! Avec 41 255 spectateurs réunis à l’Allianz Stadium, Sydney s’est offert une affiche de gala pour ce choc de la poule A. Dans les tribunes, les chants se sont mêlés aux encouragements, entre supporters australiens venus pousser les Kangaroos de Cameron Munster et Kiwis déterminés à faire tomber le grand favori. Sur les bancs, deux visages bien connus des supporters des Dragons Catalans se faisaient face : Stacey Jones, à la tête de la Nouvelle-Zélande, et Kevin Walters, aux commandes de l’Australie.
Dès les premières minutes, le ton était donné. Les hommes de Stacey Jones ont frappé les premiers, imposant leur rythme et occupant le terrain avec autorité. Leur domination a rapidement été récompensée par Jamayne Isaako, venu concrétiser les intentions offensives néo-zélandaises. Mais face aux champions du monde en titre, le moindre relâchement se paie comptant.
Fidèles à leur réputation, les Kangaroos ont répondu par leur puissance physique et leur capacité à accélérer brutalement le jeu. Après vingt minutes, Jack Bostock a intercepté une passe et relancé les siens. Un premier avertissement pour les Kiwis, qui ont ensuite été punis sur une nouvelle interception australienne. Lancé dans un raid de près de 90 mètres, Tom Trbojevic a conclu l'action et inversé la dynamique.
Pourtant, le véritable coup d'éclat de cette première période est venu de Reece Walsh. Alors que Kalyn Ponga semblait avoir fait le plus dur et filait vers l'en-but, l'arrière australien a jailli pour le pousser en touche à seulement deux mètres de la ligne. Un sauvetage spectaculaire, à l'image de cette rencontre où chaque ballon a été disputé avec une férocité impressionnante.
Juste avant la pause, les Néo-Zélandais ont fini par être récompensés de leurs efforts en revenant au score sur pénalité : 10-10. Deux interceptions, des courses explosives et des défenses prêtes à tout pour préserver leur ligne. À la mi-temps, le spectacle était déjà au rendez-vous et personne, dans les tribunes de Sydney, ne pouvait se risquer au moindre pronostic.
Ponga et Walsh allument la mèche
Au retour des vestiaires, les Kiwis ont repris leur travail de sape. Sous l'impulsion d'Isaiah Papali'i et de ses coéquipiers, la défense australienne a de nouveau été soumise à une pression constante. Replacé sur le côté gauche, Kalyn Ponga a parfaitement exploité le surnombre pour redonner l'avantage aux siens (16-10).
Mais les Kangaroos ont immédiatement cherché la riposte. Une passe au pied inspirée de Cameron Munster a permis à Jack Bostock, l'ailier des Dolphins, de s'offrir un nouvel essai et de maintenir l'Australie dans le match. À ce stade, le duel avait pris des allures de bras de fer où chaque accélération pouvait faire la différence.
Et Kalyn Ponga n'avait pas dit son dernier mot. Sur une accélération dévastatrice d'une trentaine de mètres, l'arrière néo-zélandais a laissé ses vis-à-vis sur place avant de déposer Reece Walsh grâce à un appui foudroyant. Un geste de classe qui a permis aux Kiwis de reprendre leurs distances (22-16).
Sauf que Reece Walsh est un phénomène. Dans un match où les individualités ont souvent pris le dessus sur les systèmes défensifs, l'arrière de Brisbane a rappelé pourquoi il compte parmi les joueurs les plus électrisants de la planète rugby league. Au terme d'une course supersonique de 70 mètres, il a semé ses poursuivants et ramené les Australiens à deux longueurs. Sydney retenait son souffle : la Nouvelle-Zélande était toujours devant, mais les champions du monde étaient de retour.
Bostock, le coup de grâce au meilleur moment
Le dernier acte a tenu toutes ses promesses. À quatre minutes du terme, alors que les Kiwis pouvaient encore croire à un succès de prestige, Jack Bostock a surgi au moment décisif. En arrachant le ballon des mains de Jamayne Isaako, l'ailier australien a fait basculer la rencontre et offert aux Kangaroos une victoire aussi précieuse que difficile à conquérir.
Dans ce genre de rendez-vous, le talent ne suffit pas : il faut aussi savoir saisir l'instant. Et l'Australie a trouvé la réponse au moment où la pression était à son maximum. Les Kiwis, eux, pourront nourrir des regrets après avoir longtemps fait jeu égal avec les champions en titre, sans jamais renoncer à leur ambition.
L'Australie prévient, la Nouvelle-Zélande impressionne
Au coup de sifflet final, l'Allianz Stadium a pu mesurer ce que cette rivalité a de plus spectaculaire : une intensité physique permanente, des talents capables de faire basculer un match en une fraction de seconde et un suspense qui ne s'est jamais démenti. Avec ce succès 24-22, l'Australie évite le piège d'entrée et envoie un premier message à ses concurrents : conserver sa couronne mondiale ne sera pas une formalité, mais les Kangaroos ont les ressources pour répondre présents dans les moments brûlants.
La Nouvelle-Zélande, malgré la déception, a également marqué les esprits. Audacieuse, accrocheuse et portée par un Kalyn Ponga étincelant, elle a prouvé qu'elle avait les armes pour bousculer la hiérarchie. Dans une compétition où la moindre erreur peut coûter cher, ce premier choc a déjà donné le ton. Et si cette rencontre n'était qu'un avant-goût de la suite, Sydney peut s'attendre à une Coupe du monde de rugby league explosive.