Coupe du monde 2026 – Messi impuissant, Cubarsi taille patron : les notes de la finale
Lamine Yamal : 7/10
Après avoir été l'auteur de la première occasion de la soirée (4e), le Barcelonais a été grandement mis en difficultés par ses opposants argentins. En particulier l'arrière gauche Tagliafico. Il n'a d'ailleurs réussi que quatre de ses neuf dribbles. Mais il a continué à donner une impulsion offensive jusqu'au bout. Notamment avec son coup-franc juste avant les prolongations. Et c'est lui qui est finalement à l'origine du but libérateur de F. Torres (106e).
Rodri : 7,5/10
Fidèle à lui-même et à sa superbe fin de Coupe du monde, le Ballon d'or 2024 a joué les métronomes. Rien qu'en première période, il a réussi 50 passes pour devenir le joueur ayant réussi le plus de passes en Coupe du monde (1343), devant le Brésilien Dunga (1306). Il termine sa finale avec 101 passes réussies sur 106 (les deux tiers vers l'avant), en plus de 4 tacles et de solides duels remportés face à Messi ou MacAllister.
Pau Cubarsi : 8/10
Un défenseur de seulement 19 ans ? Le Catalan a joué comme un vrai vétéran en mettant Julian Alvarez puis Messi dans sa poche durant toute la soirée. Puis en subissant l'agression d'Enzo Fernandez, exclu avant les prolongations. C'est aussi en grande partie grâce à lui que l'Argentine n'a pas tenté le moindre tir en 90 minutes… Cinquième plus jeune titulaire de l'histoire en finale de Coupe du monde (après Pelé, Bergomi, Mbappé et Yamal), il a été le joueur qui a touché le plus de ballons (140) de cette soirée et donné le plus de passes (126).
L'Espagne s'arrache au scénario des tirs au but et s'offre une deuxième étoile grâce à Ferran TorresLionel Messi : 4/10
Un seul ballon touché lors des quinze premières minutes. Le ton était donné. Puis quinze durant la première période mais aucun dans son tiers offensif. Comme avec Olise et Dembélé, l'Espagne a parfaitement appliqué son plan anti-Messi. Celui qui est devenu le joueur de champ le plus âgé à avoir jamais participé à une finale de la Coupe du monde (39 ans) s'est par contre donné, en taclant et en s'impliquant dans les duels. Mais on ne l'a quasiment pas vu offensivement, hormis au bout des prolongations. De quoi peut-être lui coûter le Ballon d'or.
Julian Alvarez : 2/10
Était-il vraiment sur le terrain ? On l'a (un peu) vu presser et se battre défensivement. En revanche, l'attaquant a été totalement mangé par Cubarsi. Ses rares ballons touchés (29 en 99 minutes) ont été des remises vers l'arrière.
Emiliano Martinez : 8/10
Un chiffre symbolique : le gardien a touché plus ballons (67) que n'importe lequel de ses coéquipiers. La première période lui a servi d'échauffement tranquille. Avec d'abord une intervention devant Yamal (4e) puis, bien plus tard, un arrêt sur une frappe d'Oyarzabal (39e). S'il se loupe (sans conséquence) sur la frappe d'Olmo (64e) puis un corner (65e), le portier d'Aston Villa a par contre fait le job sur la tête de Ferran Torres (67e), les envois de Pedri (77e) et Cubarsi (78e), puis surtout sur le coup-franc de Yamal dans les arrêts de jeu. Il a poursuivi son récital en prolongations devant Williams (94e) avant de finalement tomber devant Ferran Torres au bout de onze arrêts.
Le tournant de la finale de Coupe du monde : Enzo Fernandez exclu juste avant les prolongations (VIDEO)Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.