Continuer à cultiver l'identité de LaSemo, le bilan avant la 20e édition
Le festival LaSemo a une nouvelle fois confirmé son statut de rendez-vous incontournable de l'été. Pour sa 19e édition, organisée ce week-end dans le parc d'Enghien, le festival a attiré pas moins de 53.000 personnes, un record d'affluence dont se réjouit son directeur, Samuel Chappel : "C'est une édition très aboutie. On est très heureux d'avoir pu maintenir l'offre sur le site et peaufiner tout le travail réalisé ces dernières années." L'organisation avait notamment relevé le défi d'inverser les deux scènes principales, un changement aux nombreuses implications logistiques. "On a l'impression que, grosso modo, tout a tourné au niveau de l'organisation."
Les retours du public ont été particulièrement positifs, tant sur les concerts que sur les nombreuses animations proposées. Parmi les moments forts, Samuel Chappel cite notamment les prestations de Julien Doré et de Gaël Faye. "Julien Doré a offert aux festivaliers un moment de convivialité, de fun et d'originalité, tout à fait à l'image du festival et de l'artiste." Les concerts de Vanessa Paradis et de Nile Rodgers ont également marqué les esprits, tout comme le succès du Troquet et des nouvelles animations. "On a vu que le public participait à l'ensemble des propositions du festival et qu'il y avait du monde partout sur le site, souligne le directeur."
Malgré les fortes chaleurs, l'événement s'est déroulé sans incident majeur. "On a eu très peu de malaises liés à la chaleur. Le parc a offert énormément de zones d'ombre et les gens ont pu vivre LaSemo très sereinement."
Quelques points à améliorer et une mini polémique
Tout n'a cependant pas été parfait. L'organisation reconnaît quelques points à améliorer, notamment concernant les nouvelles navettes reliant les parkings au festival. "Cela n'a pas été aussi rapide que ce qu'on espérait et il y a parfois eu un peu d'attente", admet Samuel Chappel. Un autre point à améliorer selon le directeur est de réussir à mieux faire vivre le site du festival le vendredi : "Le vendredi, on sent que l'énergie du public est plutôt tournée vers les concerts et moins vers les autres animations, ce qui n'est pas le cas le samedi et le dimanche."
Par ailleurs, lors de son concert, le groupe tournaisien Skarbone 14 n'a pas hésité à critiquer la retransmission de matchs de la Coupe du monde lors du festival. Une petite polémique que Samuel Chappel assume pleinement : "LaSemo, c'est avant tout un moment de fête et de rencontres. On ne pense pas que c'est en pointant du doigt nos différences que l'on va créer du lien. Bien entendu, au sein de l'organisation, nous ne cautionnons pas les magouilles de la FIFA. Mais un match des Diables rouges constitue un moment collectif de fête et de rencontre. De plus, le festival ne s'est pas arrêté au coup d'envoi. Le public qui ne voulait pas suivre le match pouvait vivre d'autres expériences, mais la majorité des festivaliers avait envie de vivre ce moment-là. Qui sommes-nous pour les juger ?"
Alors que l'édition 2026 est à peine clôturée, le directeur du festival est déjà tourné vers l'avenir et annonce une 20e édition qui s'annonce particulière en 2027. "On a beaucoup d'idées et beaucoup d'envies. Cette identité de LaSemo, c'est quelque chose de très fort et très puissant que l'on a envie de continuer à cultiver." Pour faire patienter les festivaliers, l'équipe a déjà lancé un podcast qui retracera tout au long de l'année l'histoire, les anecdotes et les coulisses du festival enghiennois.
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