Comment le Japon est devenu un “nid” d’espions russes
Géopolitique.
Profitant de la faiblesse historique des services de contre-espionnage du pays, Moscou a réussi à transformer le Japon en un centre névralgique de ses activités de renseignement pour contourner les sanctions économiques infligées par les capitales occidentales, révèle le quotidien américain “The New York Times”.
Depuis l’éclatement de la guerre en Ukraine en 2022, le Japon apparaît comme l’un des plus grands soutiens à Kiev en Asie de l’Est. En plus d’aides financières, de l’ordre de 20 milliards de dollars (17,5 milliards d’euros), l’archipel accueille actuellement près de 2 000 réfugiés ukrainiens, mesure exceptionnelle pour un pays réputé très stricte en matière d’immigration. Une position qui s’explique par son opposition à l’expansionnisme chinois.
“L’Ukraine d’aujourd’hui pourrait être l’Asie de l’Est de demain”, déclarait en 2023 le Premier ministre d’alors, Fumio Kishida, établissant un parallèle entre l’invasion russe et une éventuelle annexion de Taïwan par la Chine. Moscou fait l’objet de sanctions économiques nippones, telles que le gel des actifs et l’interdiction d’exporter des produits comme les machines-outils ou les puces électriques.
Mais le Japon est très peu doté juridiquement en matière de lutte contre le renseignement étranger. Ce qui fait du pays entier un “nid” d’espions russes chassés des capitales occidentales, révèle le journal américain The New York Times dans une enquête publiée le dimanche 12 juillet. En se faisant passer pour des diplomates ou des entrepreneurs, des dizaines d’agents œuvrant sous la houlette de l’unité du renseignement militaire connue sou
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