Comme en 2010, l'Espagne peut réécrire l'histoire: comment la Roja a surclassé les Bleus pour se qualifier en finale de la Coupe du monde
L'histoire les attend. Cette même histoire qui les a regardés des tribunes de l'AT & T Stadium.
580 sélections sur quatre fauteuils VIP. Xavi, Carles Puyol, Sergio Ramos et Iker Casillas, les symboles des années dorées de l'Espagne qui peuvent justement s'attendre à ce que l'histoire se répète.
Eux qui avaient signé un doublé incroyable Euro 2008 – Coupe du monde 2010 seront sans doute présents ce dimanche dans les tribunes du Metlife Stadium pour y voir leurs héritiers avec l'étiquette du grand favori.
Les stars françaises éteintes par le collectif espagnol: la Roja mate les Bleus et file en finale (0-2)Qu'importe que l'Angleterre, dans un remake de la dernière finale du championnat d'Europe, ou l'Argentine avec ce que cela signifierait pour Lionel Messi, ne leur soit proposé, voilà l'Espagne de retour en finale de la Coupe du monde pour la première fois depuis le Mondial en Afrique du Sud.
Après avoir montré son plus beau visage au plus beau moment. Celui d'une merveille de collectif. Incarné peut-être par un homme plus qu'un autre : Rodri, de retour au niveau qui lui avait permis de conquérir le Ballon d'Or, dans le cœur d'un entre-jeu démoniaque avec les déplacements de Dani Olmo et le porte-bonheur Fabian Ruiz.
Avec cette statistique totalement folle : en 49 sélections, le milieu est toujours invaincu…
La Belgique du football qui a regardé cette demi-finale se dira qu'au final, les Diables ont plus fait souffrir la Roja que les Bleus. Ce qui nourrira certains regrets.
De quoi digérer l'élimination des Diables rouges à la Coupe du monde: Brandon Mechele montre une première photo de sa petite filleL'histoire a commencé par un détail qui pèse lourd. Il était quelque part prévisible que Digne souffre face à Yamal. Mais la manière avec laquelle le futur défenseur du Paris SG a concédé ce penalty, en gérant avec naïveté ce ballon au second poteau plutôt qu'en se faisant prendre sur un dribble du crack a quelque chose de terriblement frustrant pour les Bleus. Oyarzabal n'a pas tremblé, une habitude chez lui dans l'exercice (22e).
Et si la Roja a failli inscrire le but collectif du tournoi sur une action comme un tourbillon avec Baena, Rodri, cette talonnade d'Olmo pour Yamal qui a tenté de trouver Fabian Ruiz avant qu'Upamecano ne s'en mêle (37e), elle a doublé la mise sur une action signature. Simple. Basique. Efficace avec un appui remise que Porro a exploité puisque Doué l'avait lâché (58e).
Cette justesse technique qui transpire du jeu collectif espagnol est exactement l'ingrédient qui a manqué à l'équipe de France et à toutes ses étoiles offensives, filantes plutôt que brillantes. Carrément éteintes. Étouffés par la domination adverse avec ou sans le ballon.
Les fantômes offensifs des Bleus face à la qualité technique de la Roja: les notes des joueurs après France-EspagneJamais les Bleus n'ont réussi à se mettre en marche, rendus à un terrible sentiment d'impuissance que pas grand monde, vraiment, n'avait senti venir.
Le Diable va rejoindre Sunderland : pourquoi Meunier va s'éclater chez les Black CatsAvec un premier frisson sur cette sortie d'Unai Simon parfait dans l'interprétation de son rôle de gardien libéro (81e). Et pour le reste ?
Rien ou si peu malgré l'entrée de Cherki qui n'a pas pu refaire le coup de la demi-finale de Ligue des nations en dépit du coaching de Didier Deschamps.
Son 27e) match en Coupe du monde sera une finale. Mais pour la troisième place. Pas forcément celle que son histoire méritait. Mais l'Espagne est passée par là. Et son histoire à elle continue, au son des olés qui ont résonné au Texas et qui l'accompagneront encore ce dimanche. Pour saluer une maîtrise folle.
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